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GayLib réclame…sans être écouté

Sommes-nous arrivés au maximum des possibilités de l’exécutif et de la majorité présidentielle concernant les questions LGBT ?

A l’actif de la majorité présidentielle on peut reconnaître des avancées, d’importance variable, techniques ou symboliques : aggravation des sanctions pénales pour les agressions à caractère homophobe, pénalisation des injures et des diffamations homophobes et sexistes, la création de HALDE, améliorations successives du Pacs, reconnaissance de la Journée Mondiale contre l’Homophobie, déclaration onusienne sur le sujet, déclassification du transsexualisme de la liste des pathologies mentales, ouverture du capital décès au partenaire pacsé dans la fonction publique etc

Toutefois, il reste encore des revendications non assouvies, majeures de surcroît et il semble que l’on soit arrivé aux limites de l’exercice pour la majorité présidentielle qui donnait des gages d’ouverture depuis les errements liés au Pacs et ne voulait plus laisser les questions sociétales dans le champ de la gauche. Les questions majeures d’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe et les questions liées à l’Homoparentalité constituent le graal ultime égalitaire pour lesquels la droite ne franchira pas le pas. Le récent cafouillage concernant l’avant-projet de loi sur le statut du beau-parent l’a bien montré.

Aussi, GayLib, le mouvement LGBT associé à l’UMP réitère à intervalles réguliers ses revendications pour tout à la fois sensibiliser son propre camp mais plus encore afficher un volontarisme sur ces questions et ne pas laisser le monopole revendicatif aux associations en grande partie opposées à l’exécutif.

Ainsi, GayLib réitère ses appels à l’organisation de cérémonies de Pacs en mairie, non prévues par le Code Civil et qui demeurent à l’appréciation des maires et de leurs conseils municipaux, mais qui «sont une attente forte pour tous les partenaires de PACS qui ne peuvent se satisfaire d’un enregistrement rapide dans un bureau anonyme du greffe du tribunal d’instance». «Ce traitement humiliant n’est pas à la hauteur du niveau d’engagement que représente aujourd’hui le PACS» estime GayLib rappelant que des élus de droite, dont Christian Estrosi à Nice permettent ces cérémonies. Ce que GayLib tait c’est que la majorité des autres, dont les maires d’arrondissement de droite à Paris ou Marseille par exemple, refusent d’organiser ces cérémonies. Egalement, le Pacs étant devenu très majoritairement hétérosexuel et adopté largement par la population, l’organisation de ce type de cérémonies n’est symboliquement plus un signe de révolution idéologique et répond davantage à des demandes de ces mêmes couples hétérosexuels qu’aux couples homosexuels.

Enfin, rappelant «l’Union promise par Nicolas SARKOZY durant la campagne présidentielle» et «Face à ces élus qui ont besoin d’une obligation inscrite dans le Code Civil pour reconnaître les couples de même sexe, nous invitons le Président de la République à mettre en ouvre son engagement». Sur le sujet, personne en dehors de GayLib ne réclame ce nouveau statut, au mieux, moins disant que le mariage et qui, au pire, conduirait à la suppression du Pacs.

EN SAVOIR PLUS

Le site de GayLib : www.gaylib.org

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