Alors que les sujets LGBT sont traités de manière minoritaire dans la campagne ou sous un angle catégoriel comme tous les autres sujets de cette présidentielle, cette thématique a été envisagée cette fois sous un angle européen, autre sujet absent des débats, lors d’une rencontre des soutiens de Ségolène Royal.
Ainsi, ce samedi 14 avril, Homosexualités et Socialisme (HES) et le réseau européen LGBT «Rainbow Rose» avaient convié au QG de campagne de Ségolène Royal des membres des partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes européens et des représentants des associations LGBT françaises. Dominique Bertinotti, maire du IVème arrondissement de Paris et membre de l’équipe de campagne de la candidate, participait à cet événement.
Jérôme Maleski, collaborateur du PSE chargé du suivi de la commission des libertés du Parlement Européen, a introduit les témoignages présentés par les socialistes européens. Martin Engman, pour le parti social-démocrate suédois (SAP), Miguel Ángel Fernández et Mariano Moreno, pour le Parti socialiste espagnol (PSOE), ont rappelé les avancées obtenues par la gauche dans leurs pays pour l’égalité des personnes LGBT, et affirmé leur soutien à Ségolène Royal et aux socialistes français qui suivent la même démarche. Des messages d’encouragement d’Elio di Rupo, président du PS belge francophone, de Michael Cashman, député européen travailliste britannique, et de Michiel van Hulten, président du Parti travailliste néerlandais, ont également été diffusés.
Lech Aleksander Uliasz, membre de Campagne contre l’homophobie (KPH), association organisatrice de la marche des fiertés de Varsovie, a souligné que l’Europe et la France se doivent de porter le message universel de l’égalité et de la diversité.
«Comparant les bilans de la droite (PPE) et de la gauche européennes, tous les intervenants ont indiqué que l’élection de la candidate socialiste permettrait d’avancer, en Europe, sur le terrain des droits humains et des questions LGBT» déclare HES dans un communiqué. Dominique Bertinotti a conclu en estimant que « cette réunion et le combat pour l’égalité des droits illustrent le souhait de Ségolène Royal de construire l’Europe par la preuve ».
Outre les politiques invités, des représentants associatifs sont également intervenus lors des débats : Stephen Barris de l’ILGA-monde, Juris Lavrikovs, de l’ILGA-Europe, Christine Le Doaré, présidente du Centre LGBT de Paris Ile-de-France (CGL), Alain Piriou, porte-parole de l’Inter-LGBT, Franck Tanguy, porte-parole de l’Association des Parents et futurs parents Gays et Lesbiens (APGL), et Hugues Drappier, de l’Association pour la Reconnaissance des Droits des personnes Homosexuelles et transsexuelles à l’Immigration et au Séjour (ARDHIS).
C’est lors de ces échanges que, à titre personnel donc sans mandat de leurs associations, des intervenants associatifs français ont expliqué leurs choix pour le 1er tour de l’élection présidentielle : Alain Piriou a appelé à voter contre Nicolas Sarkozy qui a, selon lui, «franchi la ligne républicaine en magnant l’amalgame entre homosexualité et pédophilie» dans son interview au journal Le Figaro ; Hugues Drappier a indiqué, sous les applaudissements, qu’il votera pour Ségolène Royal.
Alain Piriou avait déjà, en fin de semaine dernière, expliqué son choix personnel lors d’une vidéo diffusée sur le web. A l’opposé, vendredi dernier, GayLib, le mouvement LGBT associé à l’UMP avait fait le bilan de ses actions et promu le projet de Nicolas Sarkozy sur les sujets LGBT.
EN SAVOIR PLUS
Le site de HES : www.hes-france.org
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