Des lesbiennes, des gays et des trans avaient été agresséEs verbalement et physiquement le 14 février 2010 sur le parvis de Notre-Dame par des extrémistes catholiques, en marge d’un kiss-in organisé pour la Saint-Valentin à Paris. Des plaintes avaient été déposées et quatre prévenus vont comparaitre devant le tribunal correctionnel le 4 juin prochain, à quelques dizaines de mètre du lieu de leurs méfaits présumés.
INJURES PUBLIQUES ENVERS UN PARTICULIER EN RAISON DE SON ORIENTATION SEXUELLE ET VIOLENCE AGGRAVEE
Initialement prévu le parvis de Notre-Dame, le Kiss-in officiel avait été déplacé par ses organisateurs Place Saint Michel suite à l’indication de menaces, mais quelqu’unEs s’était déplacéEs sur le parvis de la cathédrale pour montrer aussi bien que l’espace public est libre de voir s’exprimer l’amour homosexuel que de refuser, dans un espace républicain, les pressions d’extrémistes.
C’est sur ce parvis de la cathédrale que quelques dizaines d’extrémistes catholiques ont invectivé, insultés pour certains et violentés des participants à ce kiss-in improvisé, des victimes déposant plainte dans la foulée, quatre individus étant interpellés par la police (article). Via les vidéos diffusées de cet évènement on a pu distinctement entendre des participants extrémistes scander des «habemus papam» et autres propos violents : «Le sida au Karcher», «Cassez-vous, on est chez nous», «tarlouzes de merde», «Barrez-vous les pédales», «allez faire ça chez vous»…
«Les extrémistes ne supportaient pas que ces couples homosexuels… s’embrassent» rappelle SOS Homophobie dans un communiqué ce jour, précisant que «Les quatre prévenus comparaissent pour injures publiques envers un particulier en raison de son orientation sexuelle. L’un d’entre eux comparaît, en plus, pour violence aggravée. Il aurait agressé physiquement une des victimes, la jetant à terre et lui administrant plusieurs coups de pied et coups de poings».
CONTEXTE HOMOPHOBE AU SEIN DE L’EGLISE CATHOLIQUE
Interpellées à plusieurs reprises, les autorités religieuses auront mis du temps à condamner ces violences sans pour autant lever toute ambiguïté dans leurs propos.
Ainsi, le cardinal André Vingt-Trois avait condamné sur Radio Notre-Dame les actes perpétrés mais rappelait en même temps sa condamnation de ce qu’il nomme «la pratique homosexuelle».
Mais ce procès interviendra après les propos controversés récents du bras droit du Pape, le cardinal Bertone, qui avançait concernant les affaires de pédophilie au sein de l’Eglise le problème n’était pas le célibat des prêtres mais l’homosexualité (article). Ces propos avaient déclenché une avalanche de réactions avant que le Vatican ne produise des explications alambiquées sur cette déclaration (article).
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