Plaintes suite aux violences sur le parvis de Notre-Dame
Six plaintes ont été déposées. La toile extrémiste se lâche. L'archevêque de Paris de nouveau interpellé... (Religion, Homophobie, Notre-Dame, Kiss In)
C'est l'AFP qui révèle que 6 plaintes auraient été déposées par des participantEs au Kiss-in informel qui s'est tenu sur le parvis de Notre-Dame le 14 février dernier, jour de la Saint Valentin. Alors qu'initialement prévu sur ce même lieu, celui officiel avait été déplacé par ses organisateurs Place Saint Michel suite à l'indication de menaces, quelqu'unEs s'était déplacéEs sur le parvis de la cathédrale pour montrer aussi bien que l'espace public est libre de voir s'exprimer l'amour homosexuel que de refuser, dans un espace républicain, les pressions d'extrémistes.
«TARLOUZES DE MERDE»
Via les vidéos diffusées de cet évènement on a pu distinctement entendre des participants extrémistes scander des «habemus papam» et autres propos violents : «Le sida au Karcher», «Cassez-vous, on est chez nous», «tarlouzes de merde», «Barrez-vous les pédales», «allez faire ça chez vous»... Lors de ces violences, quatre personnes avaient été interpellées mais avaient été libérées quelques heures plus tard.
Mais il n'y pas que les participants à ce rassemblement intégriste qui se déchaînent. Ainsi, sur la toile, le site E-deo, «Portail de réinformation» catholique d'extrême droite, ne manque jamais de dénoncer l'«Homofolie à l'école», la «propagande homosexuelle» ou parlant de Têtu, sans le nommer, qualifie le média LGBT de «publication pédéraste» qui relaie «l'antichristianisme obsessionnel d'un lobby qui menace la famille, nos enfants et notre liberté de culte et d'expression». Dernière victime en date d'E-deo, le blog GayClic mis à l'index pour avoir diffusé un clip qualifié de «pornographique, blasphématoire et antichrétien». E-deo renvoie ses lecteurs sur un journal en ligne, Les intransigeants, qui se présente comme l'oeuvre d'étudiants Catholiques. Dans les commentaires des internautes de ce site nous pouvons lire :
LGC :«J'ai connu le milieu Gay mieux que tous ici, il y a de cela 10 ans.
La pollution spirituelle, ainsi que le Sida, y sont monnaie courante. Etonnez-vous que j'ai fui ces cercles !
Ils se châtient eux-mêmes, je puis vous le dire et les crachats qu'ils lancent retomberont sur leurs tronches.
Prenez note de leurs conneries, mais le maximum d'indifférence est ce qu'il y a de mieux. Ils sont eux-mêmes les fruits de la maçonnerie et du judaisme dominants. Ils ne le savent même pas.Pour le moment, ils sont protégés, le vent tournera ! (...)»
Domremy :«"PERVERS EXHIBITIONNISTES", TOUT SIMPLEMENT, CHERCHANT LEURS COMPLEMENTS :LE VOYEUR. de préférence en forçant ceux que rebutent leurs perversions : l'enfant, le croyant , les familles à la sortie de la messe. (...) Et pour finalité la perversion généralisée à tous : exhibition , voyeurisme , sadisme (meurtre) masochisme et autres exactions»
UN PASTEUR EVANGELISTE INTERPELLE L'ARCHEVEQUE DE PARIS
Après David & Jonathan, mouvement homosexuel chrétien, qui a demandé à l'archevêque du diocèse de Paris, Mgr André Vingt-Trois, de «se désolidariser officiellement de ces personnes se déclarant catholiques», c'est au tour de Stéphane Lavignotte, pasteur de la Maison verte, mouvement évangélique, de réclamer au prélat d'intervenir pour condamner ces actes et propos.
Dans une tribune parue hier, mardi 23 février, dans le quotidien Libération, il écrit : «Je ne peux croire que vous restiez silencieux sur de tels comportements, bien que pour l'instant informé de l'incident de Saint-Merri par des participants, vous n'ayez toujours pas réagi». Stéphane Lavignotte fait référence ici à un évènement survenu le 30 novembre dernier et jusqu'ici non rendu public. Lors de cette soirée de prière oecuménique à l'occasion de la journée mondiale contre le sida, «Au beau milieu de la soirée, un groupe de jeunes gens a interrompu la lecture de l'Evangile, jetant des boules puantes et des oufs sur l'assemblée et les célébrants» et criant «Pas de gays dans nos églises» révèle-t-il.
N'en déplaise aux intégristes, le parvis de Notre-Dame est un espace public. Mais sur le sujet, c'est au Maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, que l'on doit le fait d'avoir fait baptiser en 2006 cet espace au nom de Jean-Paul II, 101 ans après l'adoption de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat...
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