Selon le quotidien britannique The Times, le chef de la communion anglicane devrait réunir à Londres, dans le «secret» de l’eucharistie le 29 novembre prochain, les membres gays du clergé anglican et leurs partenaires pour une réunion intitulée «Les présentes réalités et possibilités futures pour les lesbiennes et les homosexuels au sein de l’Eglise».
Cette révélation intervient alors même que Rowan Williams s’apprête à se rendre aux Etats-Unis où il doit rencontrer demain à la Nouvelle-Orléans ses pairs américains et trouver une sortie de crise à celle qui agite depuis maintenant plusieurs années l’Eglise anglicane. Alors que la fin du mois correspond à l’échéance donnée par les conservateurs anglicans, majoritairement africains, pour que la communion s’engage à ce que des gays et des femmes ne soient plus ordonnés évêques, le voyage à l’attention des libéraux américains est déjà annoncé par les spécialistes comme un échec tant une déclaration qui serait acceptable par les deux courants semble impossible. L’Archevêque de Canterbury devrait demander demain à l’Eglise américaine d’arrêter d’ordonner des homosexuelLEs aux postes d’évêques alors même que Tracey Lind, ouvertement lesbienne, est pressentie pour devenir la prochaine évêque de Chicago.
«Les divergences sur certains sujets, en particulier la sexualité, sont devenues de plus en plus profondes et acrimonieuses et menacent de nous diviser» avait déjà déclaré Rowan Williams lors d’une visite au Canada en avril dernier.
L’Eglise anglicane avait connu son dernier psychodrame avec la réunion en Tanzanie en février du synode général où les 38 églises nationales regroupant 77 millions de fidèles avaient conclu leurs travaux par un ordre exécutoire à l’attention de la branche américaine : qu’elle revienne sur les bénédictions d’unions homosexuelles et sur l’ordination d’évêques gays, estimant que le moratoire en place jusqu’alors était insuffisant pour réparer «les relations cassées» au sein de la communion. En sus, une date buttoir était donnée soit le 30 septembre prochain pour que la branche américaine clarifie sa position : se soumettre ou quitter la communion.
Le principal intéressé, Gene Robinson, homosexuel qui avait été ordonné évêque en 2003 et qui a été à l’origine de la crise, avait déjà rejeté l’ultimatum appelant l’Eglise épiscopale américaine à «poursuivre son travail d’évangile» sans revenir en arrière sur les questions LGBT et au risque de s’exclure de la Communion.
La communion anglicane sera fixée sur son sort à la fin du mois.
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– Tanzanie (Le Mea Culpa de l’Eglise anglicane sur la question homosexuelle)
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