Le vote démocratique n’est pas un mode d’expression accepté par le Vatican quand il s’agit de s’opposer aux droits de la communauté LGBT, qu’il s’agisse de textes internes reconnaissants les formes d’unions homosexuelles ou bien quand il s’agit de lutter contre l’homophobie au niveau de l’Union Européenne.
Interrogé au micro de Radio Vatican, Mgr Aldo Giordano a dénoncé la résolution européenne adoptée mercredi dernier à une large majorité. Pour l’ecclésiaste, le texte voté tend à « une aversion pour certaines valeurs de notre tradition, notamment les valeurs religieuses ».
Certaines propositions de résolution déposées par des groupes parlementaires faisaient expressément référence à des discriminations homophobes sous prétextes religieux. Le texte final dénonce notamment « une série d’événements préoccupants sont récemment survenus dans un certain nombre d’États membres de l’Union européenne, (…) depuis l’interdiction de parades gays ou de marches pour l’égalité jusqu’à l’utilisation d’un langage incendiaire, menaçant ou haineux par des dirigeants politiques et chefs religieux, en passant par l’incapacité de la police à assurer une protection adéquate et dispersant des manifestations pacifiques, mais aussi par des démonstrations de violence par des groupes homophobes et l’introduction dans certaines constitutions d’amendements visant expressément à empêcher les unions entre personnes du même sexe ».
Le Vatican ne semble donc pas goutter à cette condamnation implicite de propos qui ont pus être tenus par des membres du clergé. Tous devraient méditer la définition de l’homophobie faite par la résolution soit « un sentiment irrationnel de peur et d’aversion à l’égard de l’homosexualité et des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et « transgenres », fondé sur des préjugés et comparable au racisme, à la xénophobie, à l’antisémitisme et au sexisme » et qui « se manifeste dans le domaine privé et public sous différentes formes, parmi lesquelles les discours haineux et l’incitation à la discrimination, la ridiculisation, la violence verbale, psychologique et physique, ainsi que la persécution et le meurtre, la discrimination violant le principe de l’égalité et des restrictions injustifiées et abusives des droits souvent imposées sous le couvert de l’ordre public, du principe de la liberté religieuse et du droit à la liberté de conscience ».
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