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La santé LGBT fera-t-elle les frais de l'austérité ?


L'Inter-LGBT s'inquiète de la baisse des financements du secteur de la santé, notamment des budgets alloués aux actions de prévention VIH/sida, qui fragilise gravement les actions des associations et mettent en danger la santé des personnes lesbienne




Communiqué de presse,

Paris, le 30 Janvier 2014

 

La santé LGBT fera-t-elle les frais de l'austérité ?

 

L'Inter-LGBT s'inquiète de la baisse des financements du secteur de la santé, notamment des budgets alloués aux actions de prévention VIH/sida, qui fragilise gravement les actions des associations et mettent en danger la santé des personnes lesbiennes, gaies, bi et trans.

 

L'année 2013 s'est terminée sur l'annonce d'un plan social dans l'association AIDES et d'une mise en chômage partiel des salariés d'Act-Up Paris. 2014 s'ouvre sur l'annonce de la fermeture du pôle bordelais de Sida Info Service, faute de moyens financiers. Pour l'Inter-LGBT, ces annonces ne sont que les plus visibles, mais illustrent les difficultés importantes que vivent les acteurs de la santé LGBT.

Dans son avis sur le Plan national de lutte contre le VIH/sida, rendu public ce 24 janvier 2014, le Conseil national du sida conforte l'analyse de l'Inter-LGBT, en constatant une baisse généralisée des financements : « En 2011, première année pleine de mise en ouvre du plan, les crédits d'intervention nationaux et régionaux accordés aux opérateurs associatifs par l'État ont baissé de façon notable. L'absence de données comptables ne permet toutefois pas de quantifier dans quelle proportion. La baisse est liée aux réductions significatives des crédits des missions du budget général de l'État prévues dans le projet de loi de finances 2011. La baisse s'est poursuivie en 2012 et 2013. »

Plus globalement, en matière de prévention et de promotion de la santé, la Société Française de Santé Publique[1] et le Collectif inter-associatif sur la santé[2] ont dénoncé, parmi d'autres, une baisse de 14 % du budget pour l'année 2014, soit 20 millions d'euros en moins, quand l'Institut National de Prévention et d'Éducation pour la Santé (INPES), partenaire historique des associations de santé, et particulièrement celles de lutte contre le VIH/sida, annonce être confronté à un « contexte budgétaire contraint ».

Faiblesse des financements, faiblesse aussi de l'ambition politique concernant la santé des personnes dites LGBT, ignorée du gouvernement et des Agences Régionales de Santé. La Direction Générale de la Santé doit piloter le déploiement d'un plan sans en avoir réellement les moyens politiques et financiers... les institutions publiques se reposant sur des associations, pourtant mises en difficulté par ces choix budgétaires.

Les politiques de rigueur en matière budgétaire se traduisent, dans toute l'Europe, par une baisse des crédits alloués à la santé. En Grèce ou en Espagne, elles ont immédiatement été accompagnées par une reprise des contaminations, notamment au sein des groupes de population déjà les plus exposés. L'Inter-LGBT s'inquiète du risque que se produise le même phénomène en France, dans un contexte préoccupant du point de vue de la santé des personnes dites LGBT : les gays et autres hommes ayant des relations avec des hommes représentaient près de 50 % des nouvelles contaminations en 2012, la prévalence est élevée chez personnes trans selon les rares données disponibles[3], et la santé des lesbiennes reste invisible.

Refusant que la santé et le bien-être de nos communautés, et parfois la vie des personnes, servent de variable d'ajustement au service d'une politique de rigueur budgétaire, l'Inter-LGBT à saisi le Directeur général de la santé et alerté la ministre Madame Marisol Touraine afin de connaître les ambitions réelles, les financements et actions dédiés à la lutte contre le VIH/sida, les hépatites virales et les IST, ainsi qu'à la santé LGBT. Elle demande également à Benoît Vallet et au ministère ce qu'ils comptent faire pour contribuer à remédier à la situation des associations actuellement en difficulté et éviter l'arrêt de programmes qui devraient plutôt être développés.

Alors que le chantier sur la stratégie nationale de santé est ouvert, il n'est pas acceptable que les inégalités sociales de santé auxquelles sont confronté-e-s tout au long de leur vie les lesbiennes, les gays, les bisexuel-le-s et les trans ne soient pas considérées et combattues à la hauteur des difficultés de santé vécues.

Théau Brigand, Stéphane Calmon et Jean-René Dedieu,

porte-parole de l'Inter-LGBT en charge des questions santé

 

Pour toute question, demande de visuels ou d'interview avec un-e porte-parole de l'Inter-LGBT, n'hésitez pas à vous adresser au service de presse.

 







30/01/2014 Communiques Associations Interlgbt C.P. InterLGBT

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