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Frédéric Lefebvre n’aime  »pas du tout » les écrits de l’homobsédé Christian Vanneste

Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l’UMP, a réagi aux écrits de Christian Vanneste qui sur son blog avait rédigé un texte le 30 avril dernier qui se voulait tout autant une réponse aux critiques formulées contre le Cardinal Bertone, numéro 2 du Vatican, qui avait assimilé pédophilie et homosexualité (article), qu’une nouvelle attaque contre l’homosexualité, cette orientation sexuelle  »désordonnée » et  »improductive » selon ses opposants papistes.

«JE N’AIME PAS DU TOUT SES PROPOS»

Ainsi, sur son blog, le député UMP du Nord, un temps contraint à l’exil de façade au sein du CNI avant d’être réintégré pleinement dans le parti de la majorité, avançait que «l’opposition outrancière entre pédophilie et homosexualité n’est pas fondée». Selon lui, «l’atelier sémantique gay a inventé la prise de judo conceptuelle la plus efficace: la pédophilie est un crime. L’homosexualité une vertu». Il écrivait encore qu’«une société lucide sur son avenir devrait avant tout ne porter d’intérêt qu’à l’hétérosexualité tendant à la création de familles les plus stables possibles. Le reste appartient à la psychologie voire à la psychiatrie (pour la pédophilie) non à la politique, ni au droit».

Aussi, Frédéric Lefebvre a réagi hier au micro de Canal+, affirmant qu’il n’aimait «pas du tout» ces nouveaux propos litigieux de Christian Vanneste, outrancier récidiviste sur le sujet. «Je n’aime pas du tout ses propos» a affirmé le porte-parole de l’UMP sans pour autant préciser si le parti présidentiel entendait prendre des mesures contre le député du Nord, ce dernier pouvant à juste titre se prévaloir d’un sentiment d’impunité.

L’Inter-LGBT n’avait pas manqué de réagir à ces nouveaux propos de Christian Vanneste, estimant dans un communiqué que «Christian Vanneste tient en effet des propos discriminatoires injurieux, tels que ceux visés par la loi» et citant notamment une phrase de l’élu : «Autrement dit le lien et même la confusion qui règnent entre l’homosexualité et l’éphébophilie est patent. C’est ce qu’a dit justement Bertone».

«BETISE» ET «MECHANCETE D’UN GROUPE DE PRESSION QUI M’AIME BEAUCOUP»

Christian Vanneste, par une habituelle prise de position victimaire, s’est senti le besoin de répliquer hier, lundi 17 mai 2010, jour même de la Journée mondiale contre l’Homophobie et la transphobie. L’élu indique ainsi dans un nouveau billet avoir «(testé) le degré de bêtise et de méchanceté d’un groupe de pression qui m’aime beaucoup. Je ne suis pas déçu. La combinaison habituelle de la citation tronquée et de l’amalgame a été employée pour transformer en crime-pensée (cf Orwell) une simple réflexion assez fondée».

Le député du Nord s’estime bien sûr avoir été incompris par ses détracteurs qui «sont un exemple de l’illettrisme qui sévit dans notre pays ou celui de la mauvaise foi partisane habituelle au groupe de pression concerné». Pour l’élu, il n’a fait que «(montrer) qu’il y avait un pont entre la pédophilie et l’homosexualité qui est l’éphèbophilie, autrefois appelé la pédérastie, c’est-à-dire l’attirance pour les adolescents, très présente dans l’art et la littérature de notre civilisation». Plus surprenant, il va jusqu’à apporter une explication qui pourrait servir à justifier les faits pédophiles affirmant avoir «souligné que l’important ne réside pas dans l’âge lorsque celui-ci est incertain mais dans le rapport qui s’établit entre deux partenaires».

CHRISTIAN VANNESTE PAS HOMOPHOBE MAIS HOMOBSEDE

«Christian Vanneste semble décidément comme obsédé par les questions liées à l’homosexualité, qu’il aime à ressasser en permanence» a pu relever sur son blog Emmanuel Blanc, Président de GayLib, mouvement LGBT associé à l’UMP. «En se plaçant à ce point en dehors du camp de la République, Christian Vanneste soulève encore une fois la question de son appartenance à notre famille politique» estime encore Emmanuel Blanc, sans que Frédéric Lefebvre n’ait répondu sur ce point. Ce sera à Xavier Bertrand, secrétaire général du mouvement, de répondre éventuellement sur le sujet, notamment le 15 juin prochain lors d’une réunion programmée avec les militants LGBT de l’UMP.

La Justice, pour d’autres propos, a répondu finalement que Christian Vanneste n’avait pas tenu de propos homophobes quand il déclarait que le comportement homosexuel était inférieur à l’hétérosexualité ou que «l’homosexualité est une menace pour la survie de l’humanité». Avec la répétition de ses propos, la multiplication de ses prises de position, ou l’utilisation récurrente d’un vocabulaire négatif, péjoratif voire médicalisant sur le sujet, Christian Vanneste qui se défend de toute homophobie ne s’interroge pas sur le fait qu’il pourrait nourrir et légitimer quelconque homophobie dont il se déclare étranger.

Sur le fond de ses derniers écrits et si l’on devait suivre sa logique qui se veut nourrie de références culturelles et historiques, son homobsession lui vaut d’occulter toute analyse du champ hétérosexuel de la pédophilie.

Ainsi, en voulant ériger «un pont entre la pédophilie et l’homosexualité qui est l’éphèbophilie», il omet de faire un pont entre la pédophilie et l’hétérosexualité qui est la nympholeptie nourrie notamment par l’oeuvre de Nabokov, Lolita. Mais en adepte de la logique aristotélicienne et à user du syllogisme, s’il avait également fait ce pont, il aurait rendu nulle son opposition à la seule homosexualité car la seule vérité alors est que ni l’homosexualité ni l’hétérosexualité n’a de pont avec la pédophilie qui est, au mieux, une pathologie, au pire, un crime.

Mais sur le sujet, nous n’en aurons pas fini avec le député du Nord. Comme le souligne encore Emmanuel Blanc, ses outrances «lui permettent au demeurant d’avoir une existence médiatique que son seul parcours politique par ailleurs très obscur ne lui aurait pas permis d’avoir».

A l’opposé, les prises de position répétées de Christian Vanneste comme souvent le caractère caricatural de ses déclarations permettent également aux revendications LGBT d’être portées. Ces propos obligent la majorité parlementaire à se positionner et rendent sensibles la nécessité de poursuivre la lutte contre les discriminations et les préjugés et propos homophobes.

[MISE A JOUR 19/05/2010] Dans un communiqué, le Président du CNI réclame des excuses à Nathalie Kosciusko-Morizet. «Suite aux propos inacceptables de Christian Vanneste faisant un amalgame imbécile entre homosexualité et pédophilie, Nathalie Kosciusko-Morizet a expliqué qu’il n’était pas UMP mais CNI, laissant entendre que ces propos pouvaient être ceux de notre parti politique. Or, Christian Vanneste n’est plus membre du CNI» déclare le Président du CNI et Député-Maire de Cholet, Gilles Bourdouleix. «Cette attitude est scandaleuse et veut jeter le discrédit sur un mouvement qui a fêté ses soixante ans et qui défend des valeurs de respect de l’autre» ajoute-il. «Le CNI laisse 48 heures à Nathalie Kosciusko-Morizet pour présenter des excuses publiques. Au-delà de ce délai, la justice sera saisie pour réparation de ces propos calomnieux» conclut-il.

VIDEO PLUS

Un montage réalisé par GayClic de quelques propos de Christian Vanneste

Un billet d’humeur de Guy Carlier sur Europe 1 (14/05/2010) où le chroniqueur parle de Christian Vanneste






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