Alors que Nicolas SARKOZY avait déclaré lors de la campagne présidentielle que les étrangers persécutés en raison de leur orientation sexuelle se verraient bénéficier de l’asile en France, Les Amoureux au Ban Public, l’ARDHIS, l’Inter – LGBT et SOS Racisme dénoncent la situation inhumaine réservée à Ramz( Ndr : prénom modifié), ressortissant tunisien homosexuel, en instance d’expulsion forcée dans son pays d’origine, où il risque d’y subir des traitements inhumains et dégradants dû fait de son orientation sexuelle.
«Nous, associations signataires, demandons solennellement à M. Sarkozy, Président de la République, la remise en liberté immédiate de Ramzy ainsi que la régularisation de sa situation administrative» écrivent-ils dans un communiqué à la veille de la Marche des Fiertés.
Ramzy a été interpellé le 16 juin dernier à la gare de Bordeaux et consécutivement placé au centre de rétention de Toulouse, malgré les risques encourus en cas de retour forcé dans son pays d’origine. Présent en France depuis près de 10 ans, il a fuit son pays afin de pouvoir vivre dans la sérénité et la sécurité son homosexualité dont la révélation conduirait à son exclusion de toute vie sociale dans son pays d’origine et le rendrait passible d’une peine d’emprisonnement ferme d’une durée de trois années (Art. 230 du Code Pénal Tunisien). En outre, Ramzy est veuf d’un ressortissant français : en effet, en 2006, il a vécu un drame personnel car son compagnon, avec lequel il était pacsé, est décédé d’un cancer foudroyant.
Plus de 70 pays incriminent le délit d’homosexualité et bon nombre de ces personnes persécutées ou pénalisées en raison de leur orientation sexuelle ne trouvent pas protection sur le territoire de la République. Il y a moins d’un mois déjà, un ressortissant algérien avait échappé à l’expulsion grâce à la mobilisation des associations.
EN SAVOIR PLUS
Le site de l’Ardhis : www.ardhis.org.
Rassemblement de soutien à Samir, jeune gay algérien risquant une expulsion.


