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Elections générales américaines, le D-Day ?

D-Day, une référence guerrière pour des élections américaines à mi-mandat où le conflit irakien occupe le thème central des affrontements politiques intérieurs. D-Day, comme un rappel du débarquement sauf que là c’est la majorité républicaine qui risque d’être débarquée, exclue, de la Chambre des Représentants comme du Sénat. D-Day comme Democrat-Day et ce sont les Démocrates qui débarqueraient aux manettes, tenant les rouages du processus législatif US, obligeant George Bush à cohabiter avec en perspective les élections présidentielles de 2008 et en prélude des enquêtes parlementaires qui viendraient saper l’administration Bush et transformeraient les deux dernières années du mandat présidentiel en procès public du dirigeant américain et de sa politique.

La condamnation à mort de Sadam Hussein, rendue (quel hasard) à la veille des élections n’a pas détourné l’opinion publique américaine du bourbier irakien et d’une guerre dont la légitimité, le déroulé comme les conséquences ont réveillé un électorat hypnotisé par Bush, le combattant de Dieu et l’opposant à l’axe du mal, quand les Etats-Unis ont été frappés sur leur sol par le terrorisme jihadiste.

Alors que le camp républicain fait diversion en taisant en fin de campagne la question irakienne et en tentant de recentrer le débat sur les sujets économiques où il bénéficie d’un bilan positif, les candidats se démarquent du Président US, préférant même s’afficher avec Laura Bush, la first lady, qu’avec le Président en exercice. A l’opposé, Bill Clinton fait la tournée de soutient de candidats démocrates, notamment en Floride où il a même participer à un dîner de soutient à une association LGBT. Le camp démocrate a besoin de conquérir 15 sièges supplémentaires sur les 435 à la Chambre des Représentants, et de gagner 10 sièges sur les 33 remis en jeu au Sénat, point le plus incertain à ce jour. Comme ailleurs, l’abstention est la grande inconnue et pèsera au final, les sondages globaux étant favorables aux démocrates mais il faudra voir les résultats circonscriptions par circonscriptions, état par état, le mode de scrutin uninominal pouvant conduire à une majorité globale de voix démocrates mais une minorité en siège, même cas de figure que celui des élections présidentielles de 2000 où Al Gore était majoritaire en voix mais où le nombre de grands électeurs était favorable au camp républicain.

Outre les sièges à pourvoir au congrès, des centaines de référendums sont organisés notamment sur les questions LGBT, huit états voteront sur des interdictions proposées des mariages entre personnes de même sexe. Si l’adoption de telles mesures est considérée comme acquise dans l’Idaho, en Caroline du Sud et au Tennessee, l’issue est plus incertaine en Arizona, en Virginie, dans le Wisconsin, le Colorado, et dans le Dakota du sud. En plus d’une interdiction du mariage gay, les électeurs du Colorado décideront également s’ils accordent des partenariats civils aux couples homosexuels avec des droits équivalents à ceux octroyés aux couples mariés.

Dans les états en ballottage sur ces sujets, des groupes d’affaires, personnalités politiques influentes, anciens gouverneurs, syndicats voir comme en Virginie, l’académie de Pédiatrie, ont appelé à rejeter les propositions d’interdiction des unions homosexuelles.

Sur ces sujets, et alors que le camp républicain avait bénéficié des voix conservatrices et religieuses jusqu’alors, les récents scandales sexuels risquent également de coûter des voix au camp du président Bush.

Les premiers résultats sont attendus dans la nuit.

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