Contre toute attente, le match de football en Coupe du Monde, le soixantième anniversaire de la marque Vespa pour lequel on avait regroupé de nombreux scooters de la marque, ou même la pluie n’ont pas réussi à stopper la Marche des fiertés LGBT qui s’est donc déroulée avec bonheur, ce Samedi 17 Juin dans les rues de Turin.
A partir de 17h30, le défilé, qui comprenait 50 000 manifestants et sympathisants, s’est déplacé sous les yeux d’autant de badauds, de la gare de Porta Susa vers la place Vittorio, dans une atmosphère festive mais toujours revendicatrice des droits de la population LGBT, avec en tête des préoccupations, l’obtention de droits égaux pour les couples de même sexe, annoncée récemment par Romano Prodi.
A ce sujet la ministre des Droits et de l’Égalité des chances, Barbara Pollastrini, a écrit aux organisateurs de la Gay Pride pour leur dire qu’elle réfléchissait à «une législation humaine et sage pour les unions de fait, homosexuelles mais pas seulement».
Inutile de dire que l’annonce dérange les centristes de gauche et est dénoncée par les milieux conservateurs. Selon Paolo Ferrero, son collègue de la Politique sociale, présent sur le défilé, tout est bien conforme à ce que prévoit le programme de l’alliance au pouvoir. Le programme de campagne du centre-gauche prévoyait par ailleurs la «reconnaissance juridique des droits aux personnes qui font partie des unions de fait», affirmant que «ni le genre des concubins, ni leur orientation sexuelle ne seraient un obstacle».
De leur côté le Vatican et l’Eglise italienne, dont le pouvoir n’est plus à démontrer sur la politique italienne, ont ces dernières semaines, plus que jamais condamné ces unions civiles qu’ils considèrent comme une menace pour la famille et le mariage traditionnel.
Parmi les participants de poids à cette Gay Pride, on a pu noter la présence sur un char, du Parti des Socialistes et radicaux (La Rose au poing), ainsi que la section italienne de l’association Amnesty International, portant un banderole sur laquelle était inscrit le slogan « Libre, et libre d’être ». La transgenre Vladimir Luxuria
(Refondation Communiste), défilait radieuse dans une robe rose.
Seules deux tentatives de perturbation ont été constatées : Un groupe de militants du mouvement de droite Azione Giovani (Action Jeunes), a ainsi tenté de dérouler une banderole « Ayez Honte !» en tête de Cortège, mais il a rapidement été éloigné par les services de Police. Et puis on a remarqué qu’une banderole avait été placée à la fenêtre d’un hôtle particulier, sur laquelle on pouvait lire en dialecte piémontais : « Nous ne sommes pas des pédés »
EN SAVOIR PLUS :
Pour plus d’infos et voir les photos, voir le site de la Pride de Turin


