Une nouvelle année et un nouveau Culture Buzz pour ton plus grand plaisir (j’espère en tout cas), avec au menu surtout des expositions mais aussi du théâtre et un film musical qui tu vas sans doute adorer . Unions Mixtes, mariages libres et noces barbares, tout d’abord est une exposition de l’artiste Orlan, avec pour objectif le mixage des temps, l’hybridation des apparences et l’union des différences. Actuellement tu peux aussi découvrir « A shaded View », une autre exposition de nus masculins éclairés de manière très particulière, presque dans la pénombre. Ensuite tu auras éventuellement le loisir de te rendre à Pantin au Centre National de la Danse, pour l’exposition « Dans le sillage des Ballets russes ». Je te signale aussi que la fresque de Vincent Malléa 25INStants s’est déplacée à la mairie du 2ème arrondissement et s’est enrichie d’un habillage sonore qui retrace en particulier la bande son de l’année 1984, il s’agit de Pop INSTants, à voir en ce moment. Coté théâtre jusqu’à la fin du mois tu peux encore aller applaudir « La Parenthèse », une comédie épicée et déjantée qui met notamment en scène un couple homo campé par le fils de Joe Dassin et Franck de la Personne, avec la complicité de Sonia Dubois. Enfin, n’oublie pas d’aller voir ce conte moderne et musical qu’est « Were The World Mine » au cinéma lorsqu’il sortira le 27 Janvier .
Exposition : Unions Mixtes, mariages libres et noces barbares
du 30 Septembre 2009 au 8 Mars 2010 à l’ Abbaye de Maubuisson, 95310 Saint-Ouen-l’Aumône
ORLAN est une artiste entrée dans l’histoire de l’art et internationalement reconnue.
Elle a fait de son corps le support d’une oeuvre qui interroge les pressions contemporaines, politiques, religieuses ou sociales qui s’exercent sur l’individu, et en particulier sur les femmes.
En intervenant dans le cadre patrimonial et anciennement religieux de l’abbaye, ORLAN a le projet de mixer les temps, d’hybrider les apparences, d’unir les différences.
L’exposition se concentre sur deux modes d’expression chers à l’artiste : la vidéo et surtout la sculpture que la problématique du rapport de l’ouvre au lieu, essentielle dans les espaces si singuliers de l’abbaye, lui donne l’opportunité d’approfondir.
D’une grande force d’interpellation, les ouvres spécialement produites pour l’exposition, déclinent sa manière de faire de l’art à la première personne, directe, joyeuse et subversive.
Dans la grange, une limousine, figure du luxe et symbole du mariage, fait face à une projection vidéo intitulée ORLAN Remix : Romain Gary, Costa-Gavras, Deleuze et Guattari.
Critique de la standardisation des représentations sociales et mise en exergue de l’absurdité du racisme, cette installation monumentale, à l’étrange poésie, prône l’évidence de la mixité.
Dans le parloir, Sculpting Brushes, version lumineuse n° 2, est la première sculpture d’une série intitulée Bump Load.
ORLAN prête ses traits à cet être mutant, à la fois futuriste et archaïque,ethno et techno-cyber, dont les parties lumineuses réagissent à la présence des visiteurs. Fruitd’un important travail de recherche et d’innovation, Sculpting Brushes, version lumineuse n° 2 est en réalité une tentative de se réapproprier une utilisation, trop souvent déshumanisante, de la technologie, au profit d’un imaginaire libre, celui de la mondialité.
Dans le décor gothique de la salle des religieuses, trois sculptures de plis s’inscrivent dans la filiation du travail d’ORLAN sur le drapé baroque. Remix d’ouvres historiques, ces trois sculptures – ressemblant à des robes et dont l’aspect de surface diffère – soulèvent la question de la copie et du clonage, de la différence et de la répétition.
Simulacres de l’hyper luxe, elles relient les époques et la permanence des représentations ; le corps absent est à la fois celui des religieuses ayant séjourné à l’abbaye, de l’artiste et des mannequins se produisant dans les défilés de mode. En fin de parcours, dans les anciennes latrines, AAKA, double artistique d’ORLAN, met en avant – à travers une installation inédite – l’omniprésence du sport et de la religion devenus envahissants dans les médias et la vie quotidienne.
EN SAVOIR PLUS : http://www.orlan.net
VIDEO PLUS : Narcisse est important
Exposition d’ORLAN du 30 Septembre 2009 au 8 Mars 2010, Tous les jours sauf le mardi, de 13h à 18h. Le week-end et les jours fériés de 14h à 18h Visites commentées les 1er et 3ème samedi de chaque mois à 15h30, sur présentation du billet d’entrée – Abbaye de Maubuisson avenue richard de tour 95310 Saint-Ouen-l’Aumône

Exposition : A Shaded View
Les lumières furtives autour des nus masculins de Rémi pauluzzi leur donne une dimension à la fois réelle et fantasmatique. A découvrir du 15 Janvier au 15 Février 2010 au Mange Disque – 75003 Paris
Les photographies de Rémi Palauzzi exposées au Mange Disque, s’attardent sur les courbes et les contours de corps masculins naturels, éclairés de manière fine et subtile pour un résultat entre pénombre et lumière.
En parlant de ses oeuvres, le jeune homme explique « Je developpe ici mon travail sur les limites de la visibilité du corps. Le corps devient ici architecture. J’utilise les fantasmes du voyeur, à eux de reconstruire ces corps. »
Les corps sont en effet mis en relief grâce à une sorte de rayon de lumière qui court tout autour d’eux pour un résultat intemporel, quasi-onirique, fantasmatique.
Plus d’infos : http://www.remipauluzzi.com
Exposition-Photos »A Shaded View » de Rémi Pauluzzi du 15 Janvier au 15 Février 2010 au Mange Disque, 15 rue de la Reynie 75003 Paris – Métro Châtelet – Les Halles

Exposition : Dans le sillage des Ballets russes
Les Ballets russes d’un point de vue inédit, du 6 Janvier au 10 Avril 2010 au Centre National de la Danse, 93507 Pantin
A découvrir en entrée libre à partir du 6 Janvier 2010 au Centre National de la Danse, cette exposition met en lumière l’héritage des Ballets russes de 1929 à 1959, leur influence sur l’esthétique et les modes de production des spectacles. Le mythe des Ballets russes à travers la personnalité de Nijinski, les diverses formes de commémorations jusqu’aux nouvelles versions chorégraphiques des oeuvres de la troupe, témoignent de l’exceptionnel impact des Russes en France.
L’événement propose une approche thématique historique, et sociologique inédite sur une période encore inexplorée. Construite en cinq parties complémentaires, l’exposition vise tout d’abord à souligner de façon synthétique les principaux apports des Ballets russes : la parité des arts comme valeur fondatrice d’une démarche esthétique, la mise en valeur de la danse masculine, l’expressivité du corps et la création de ballets de courte durée.
Elle propose aussi une lecture de leur mode d’organisation : première troupe indépendante, les Ballets russes bénéficient du soutien de nombreux mécènes, développent un nouveau réseau de diffusion en France fondé sur les casinos des villes d’eau et sur certains opéras. Son activité trouve aussi un espace d’expression au sein de galas et de diverses manifestations caritatives. La troupe effectue également des tournées dans le monde entier. Les Ballets russes voient le jour dans un contexte diplomatique favorable entre la France et la Russie, marqué par un fort engouement pour tout ce qui relève de la sphère russe. Le label russe est alors porteur et le restera longtemps, même après la révolution de 1917.
C’est l’objet de la seconde partie de l’exposition, qui met notamment en lumière le phénomène de la russification des noms des danseurs d’origine cosmopolite. De nombreuses troupes « russes » se succèdent après la disparition des Ballets russes ; elles font fructifier le répertoire de la célèbre troupe, s’appuient sur leurs principaux protagonistes tout en cherchant à profiter de ce label russe. Boris Kochno et Serge Lifar, ainsi que de nombreux artistes comme Michel Fokine, Léonide Massine, Bronislava Nijinska ou George Balanchine, perpétuent l’esprit des Ballets russes. Cette transmission passe également par de nombreux professeurs russes présents à Paris.
La troisième section de l’exposition permet de révéler les modalités de cette passation et étudie les nombreuses reprises et recréations d’oeuvres des Ballets russes : Les Danses polovtsiennes, Les Sylphides, Le Tricorne, Petrouchka, Schéhérazade, Apollon Musagète ou Carnaval.Les compagnies qui succèdent à la troupe de Diaghilev ne se contentent pas de reprendre à leur compte ces oeuvres phares, elles cherchent aussi à renouveler les principes esthétiques dont elles sont les héritières. Si la nature de la collaboration entre peintres et chorégraphes reste la même, des innovations et une grande liberté marquent en revanche le rapport entre la musique et la danse. Les corps s’expriment dans une gestuelle épurée qui contraste avec la rondeur du mouvement en cours jusqu’alors.
La dernière partie de l’exposition révèle comment les figures de Diaghilev et de Nijinski ont incarné l’identité des Ballets russes pour la postérité. Elle dévoile également comment de nouvelles versions de leurs ballets ont lieu dès les années 1930, et par la suite de véritables relectures sous la houlette de Maurice Béjart. Enfin, elle témoigne du fait que les ballets repris entre 1929 et 1959, comme Schéhérazade ou Carnaval, ne sont plus les oeuvres les plus fréquemment reconstruites ensuite. L’Après-midi d’un faune ou Le Sacre du printemps, qui avaient fait scandale à l’époque des Ballets russes, semblent avoir la faveur des compagnies et du public à notre époque.
Exposition Dans le sillage des ballets russes (1929 – 1959) du 6 Janvier au 10 Avri 2010l au Centre National de la Danse – 1, rue Victor-Hugo – 93507 Pantin

Exposition : Pop INSTanTs
La fresque de Vincent Malléa, enrichie des AudioINSTanTs de Pierre Pascual du lundi 25 Janvier au Vendredi 19 Février 2010 à la mairie du 2ème arrondissement de Paris
25 ans après la découverte du VIH, l’épidémie n’est toujours pas maîtrisée : 25 instants après 1984, Vincent Malléa et AIDES ont fait se rencontrer 107 modèles de tous âges et de tous horizons dans une ouvre photo-plastique gigantesque de 40m de long, sonorisée par le sono-plasticien Pierre Pascual.
25INSTanTs a été montré pour la 1ère fois dans son ensemble en novembre 2009 à Paris, accompagné des AudioINSTanTs de Pierre Pascual. Tout au long des 9 mois qu’a demandé l’élaboration de cette fresque immense, Vincent Malléa et Pierre Pascual se sont inspirés et nourris de références musique, cinéma et pop culture empruntées à l’année 1984, date de la création de l’association AIDES.
PopINSTanTs vous présente aujourd’hui une sélection de plusieurs sections « pop » de la fresque originale, accompagnées de nombreux éléments audio-vidéos et de making-offs inédits.
PopINSTanTs met en lumière ce matériel d’inspiration et revisite ce lexique, en réfléchissant au pouvoir de la culture de masse : ou comment la pop, sous couvert d’oeuvrer superficiellement sur la forme des choses, peut transporter de la militance, de la transgression, et faire évoluer l’inconscient collectif.
Pop INSTanTs – du lundi 25 Janvier au Vendredi 19 Février 2010 – Vernissage le 26 Janvier – Live acoustique de clotûre le Vendredi 19 Février à 20h00 – Mairie du 2ème arrondissement – 8 rue de la banque – Métro Bourse

Théâtre : La Parenthèse
Franck de la Personne, Sonia Dubois et Julien Dassin réunis dans une comédie très très gay, c’est à ne pas manquer au Théâtre Daunou – 75002 Paris
Julien, jeune journaliste de 30 ans, a rencontré Eléonore, 22 ans, étudiante, aristocrate des beaux quartiers.
Tous deux ont décidé de se marier et d’avoir des enfants.
Julien a simplement oublié d’évoquer l’existence de Pablo Luna, célèbre compositeur de musique, 45 ans, avec qui il a vécu une importante liaison.
Pour Pablo, le grand-amour, peut-être le dernier, pour Julien, une simple parenthèse…
Sur un ton où l’humour côtoie souvent la scène de ménage, Julien va tenter d’expliquer à Pablo son désir de mariage et de paternité.
Pablo feint d’accepter la situation, à condition de rester présent dans la vie de Julien…
Dora, personnage truculent et drôle, meilleure et seule amie de Pablo, va tenter de démêler les fils de l’imbroglio…
Julien réussira-t-il à épouser Eléonore malgré les ruses de Pablo pour garder son amant ?
La fameuse parenthèse se refermera-t-elle ?
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