Transgender
Day Of Remembrance
A l’occasion du T-DOR nous
appelons un
rassemblement au march du thtre Sebastopol
Lille
le
samedi 21 octobre 2009 midi.
Le Transgender Day Of Remembrance,
journe de souvenir trans’, a lieu pour la onzime fois ce 20 novembre
; son objectif est de se souvenir et de visibiliser les personnes
trans’ assassines.
Organis pour la premire fois pour
dnoncer le meurtre de Rita Hester en 1998, cet vnement est devenu
international et est l’occasion de rassemblements dans de multiples pays.
En France, des vnements ont notamment lieu Strasbourg, Lyon, Lille,
Aix-en-Provence, …
Les meurtres des personnes trans’ ne
sont pas des vnements isols, mais sont rvlateurs de l’omniprsence de
la transphobie. Alors qu’une tude aux USA montre que les trans’ ont 18
fois plus de risques que la moyenne de se faire assassiner, les peines
obtenues par les meurtriers sont souvent lgres : ainsi le 14 aot 2008,
au Royaume-Uni, le meurtrier prsum de Kellie Telesford tait acquitt
aprs que la dfense fut parvenue jeter le discrdit sur la victime ; le
23 aot, aux tats-Unis, le meurtrier d’Alexis King obtenait des
circonstances attnuantes ; un an plus tt, dans le mme Etat, le meurtre
d’Erica Keel, heurte quatre reprises par la voiture de son assassin,
tait considr comme un accident, tandis qu’au Portugal en 2006 les
meurtriers de Gilberta Salce avaient t condamns des peines lgres de
11 13 mois.
S’il ne s’agit que d’exemples,
ces jugements affirment que les trans’ n’ont pas les mmes droits que les
autres tres humains, qu’assassiner une personne parce qu’elle est trans’
n’est pas considr comme un crime de haine mais comme une circonstance
attnuante. La dfense fait peser la culpabilit sur les victimes,
prtendant qu’elles se feraient passer pour ce qu’elles ne sont pas et
l’auraient forcment un peu cherch. La majorit des mdias va galement
dans ce sens, s’acharnant utiliser les prnoms et le genre assigns la
naissance pour parler des personnes trans’, lgitimant ainsi la dfense
des meurtriers.
Mais le vecteur principal de
transphobie vient encore des Etats eux-mmes, qui, en plus de ne pas
reconnatre la transphobie comme une discrimination, rendent gnralement
extrmement difficile le changement d’tat-civil, requrant, pour changer
la mention du sexe, des oprations chirurgicales de rassignation
sexuelle ou, comme en Belgique, la strilisation. En plus de mettre des
btons dans les roues des trans’, ce refus de changer l’tat-civil peut
avoir des consquences catastrophiques, en risquant de les outer dans un
milieu transphobe ; un autre exemple dramatique o l’Etat est directement
complice des violences transphobes est la situation dans les prisons, o
les trans sont places quasi-systmatiquement en isolement, et o les
femmes trans’ sont enfermes avec des hommes, devenant des cibles
privilgies d’humiliations, de violences et de viols.
La mdecine n’est pas en reste
puisque, la transsexualit tant considre comme une maladie mentale,
l’accs pour les trans’ aux hormones ou la chirurgie dpend du bon
vouloir des psychiatres et des mdecins, tandis que les trans’ subissent
galement des discriminations dans les accs aux soins. De plus, le
non-remboursement de certains actes lis la transition, ainsi que les
discriminations l’embauche ou encore dans l’accs au logement exposent
particulirement les trans la prcarit. Ainsi, un nombre important de
femmes trans’ ont recours la prostitution, et sont par consquent encore
plus exposes aux risques de violence.
Les violences spcifiques aux
trans’ ne concernent pas qu’eux et elles : donner des circonstances
attnuantes un meurtrier parce que sa victime l’a tromp sur son vrai
sexe ou parce qu’elle avait une force d’homme lui permettant de se
dfendre, c’est aussi lgitimer les argumentations patriarcales rendant
responsables les victimes de violences et de viols ; permettre des
psychiatres de donner ou pas leur feu vert en fonction de l’adquation
au genre dsir, c’est lgitimer les normes de genre pour tout le monde ;
refuser aux trans’ l’accs des traitements hormonaux ou chirurgicaux, ou
au contraire leur en imposer pour obtenir un changement d’tat-civil,
c’est attaquer le droit de tou-te-s disposer de son corps.
La haine des trans’ ne nat pas
de rien : elle est le fruit du systme patriarcal qui impose tout
le monde, en fonction d’un dtail anatomique, un genre rigide qui doit
dterminer toute notre vie : rose ou bleu, jupe ou pantalon, attire par
les hommes ou attir par les femmes, opprime ou privilgi. La lutte pour
la libration des trans’, comme celle des homosexuel-le-s ou des
intersexes, n’est par consquent pas dissociable du combat fministe et
doit tre pleinement prise en compte dans le combat pour un monde sans
oppressions.
Rassemblement au march Sebastopol Lille
le
samedi 21 octobre 2009 midi
Les Flamands Roses
www.lesflamandsroses.com
Centre LGBT J’en Suis J’y Reste,
19 rue de Cond, 59000 Lille, France
« Les Flamands Roses »
constituent un groupe d’expression gaie et lesbienne. http://www.lesflamandsroses.com Centre Lesbien,
Gay, Bi et Trans de Lille « J’En Suis, J’Y Reste », 19 rue de Cond 59000
Lille (mtro Porte d’Arras) tl.: 03.20.52.28.68. Ils animent
« Homosapiens », l’mission qui pense homo, le dimanche de 21h 22h sur le
106.6 FM et via Internet : http://www.campuslille.com. Pour
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