Alors que Nicolas Sarkozy traverse une zone de turbulences au sein même de sa majorité, il a longuement répondu aux sujets d’actualités lors d’un entretien accordé au quotidien Le Figaro.
A cette occasion, le quotidien a demandé au chef de l’Etat si, à ses yeux, l’affaire Frédéric Mitterrand était désormais close. «Je suis président de la République. Je dois défendre certaines valeurs. Je ne laisserai donc personne assimiler homosexualité et pédophilie» a affirmé Nicolas Sarkozy pour qui «C’est un retour au Moyen-Age qui fait honte à ceux qui ont employé cet argument».
Attaquant Benoït Hamon, sans le nommer, Nicolas Sarkozy a dénoncé, comme d’autres au parti socialiste même le fait de voir le porte-parole du PS «emboîter le pas à Marine Le Pen» à l’origine de la polémique «Je me demande où sont passées les valeurs humanistes de ce grand parti républicain (ndr : le parti socialiste). Frédéric Mitterrand n’a jamais fait l’apologie du tourisme sexuel et il l’a même condamné en termes très forts. Il ne faut pas confondre confessions intimes avec prosélytisme. Le livre est intitulé La Mauvaise Vie, c’est assez clair» a conclu sur le sujet Nicolas Sarkozy.
Toutefois, ce dernier s’est gardé de commenter les voix divergentes au sein même de sa majorité qui ont déclaré leur malaise face à la polémique voire leur incompréhension de voir le ministre de la Culture rester titulaire de son portefeuille à l’instar de Lionnel Luca. Le député UMP des Alpes-Maritimes a avoué avoir «du mal à supporter que Frédéric Mitterrand soit toujours ministre», le soutien élyséen ayant à ses yeux, «traumatisé une partie de l’opinion». Pour l’élu favorable à la peine de mort et qui était un des partisans de la reconnaissance d’un rôle positif de la colonisation, «Le gouvernement cède à une dérive post-soixante-huitarde ? Tout cela n’était pas dans le discours de campagne de Nicolas Sarkozy».
Lors de ce même entretien, Nicolas Sarkozy a reconnu, comme Frédéric Mitterrand lui-même, que la déclaration de soutien du ministre à Roman Polanski avait été une «erreur» sur le fond mais que, sur la forme, «ce n’est pas une bonne administration de la justice que de se prononcer 32 ans après les faits alors que l’intéressé a aujourd’hui 76 ans».
Nicolas Sarkozy avait déjà «félicité», en Conseil des ministres, les membres du gouvernement qui avaient apporté leur soutien à Frédéric Mitterrand dans des propos rapportés par l’AFP. «Quand les égouts et la boue se déversent, il faut laisser passer» aurait déclaré le chef de l’Etat alors.
EN SAVOIR PLUS
L’entretien complet de Nicolas Sarkozy sur le site du Figaro : www.lefigaro.fr
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