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L’pidmie de sida chez les trans : un secret dont on ne parle pas sur TF1



Communiqu de presse d’Act Up-Paris 27 juin 2007


L’pidmie de sida chez les trans : un secret dont on ne parle pas
sur TF1.


Demain, jeudi 28 juin, le CRIPS Ile-de-France organise la rencontre
Trans : quels enjeux de sant ? en partenariat avec Act Up-Paris
.


Il se tiendra au Conseil rgional d’Ile-de-France (65, rue de Babylone, Paris
7me). Vous en trouverez le programme ci-dessous.


Depuis 2005, nous alertons les acteurs de la lutte contre le sida sur la
ncessit de mieux connatre, faire connatre et faire prendre en compte
l’pidmie de sida parmi les personnes transexuelles et transgenres. 25 ans
aprs le dbut de l’pidmie, il n’existe toujours aucune donne sur l’impact du
sida parmi les personnes trans en France, pas plus que de donnes sur le nombre
de personnes trans, hormis ceux des quipes mdicales officielles qui
parlent de quelque centaines quand les associations l’estiment 60 000.


Pourtant, les quelques tudes menes dans le monde montrent que la prvalence
du VIH se situe entre 15 et 40 % dans cette communaut.


Soit une situation de crise sanitaire majeure.


L’absence de reconnaissance juridique et sociale, la mainmise de la
psychiatrie, les violences exerces contre les trans’ (y compris par les forces
de l’ordre) et la discrimination marginalisent les trans et sont les complices
de l’pidmie. En France, les trans rclament en vain, pour les personnes non
opres, un changement du numro de scurit sociale leur demande, ce qui
faciliterait les rapport avec l’administration et le systme de soins.


L’accs au systme de soins et aux services de sant des personnes trans
touches par le VIH est un des dfis les plus criants de leur prise en charge
mdicale. La mconnaissance des enjeux spcifiques des trans par les
professionnels de sant est un obstacle majeur au dveloppement d’actions de
prvention ou d’accs aux soins de qualit, alli   un trs fort
sentiment, chez les personnes concernes, d’isolement et de stigmatisation de la
part des soignants, qui va parfois jusqu’au refus de soins.


Avec les trans, l’pidmie de VIH/sida pose, une fois de plus, la question
des droits des personnes. L’absence des trans des systmes de surveillance
pidmiologique et des programmes de sant publique, la quasi-inexistence de
stratgies de prvention et de rduction des risques en direction des trans
en dehors du prisme du
travail du sexe
, l’absence
de prise en compte de leurs spcificits en matire de prise en charge mdicale
et, bien sr, les problmes d’estime de soi, de discrimination et de
stigmatisation font obstacle la prise en compte de leurs problmes de
sant.


Pourtant, les interactions mdicamenteuses entre les antirtroviraux et les
traitements hormonaux ont t signales par la communaut scientifique franaise
comme un enjeu du suivi mdical des personnes trans sropositives : pour la
premire fois, en 2006, le rapport du Groupe d’experts sur la prise en charge
mdicale des personnes infectes par le VIH (dit Yeni) leur consacrait un
paragraphe.


Aujourd’hui, les institutions sanitaires, les chercheurs, les soignants et
les acteurs de la prvention doivent s’impliquer dans une meilleure prise en
compte des besoins spcifiques des trans’ en matire de VIH/sida, en particulier
en termes d’accs au systme de sant ou de prise en charge mdicale
adapte.


Face cette urgence sanitaire, Act Up-Paris demande :


–       le retrait du transsexualisme de la
liste des maladies mentales ;


–       le droit au changement d’tat civil des
transgenres et l’obtention de papiers (carte d’identit, carte de scurit
sociale etc.) correspondant au genre qui est le leur, sans exiger pour cela une
opration chirurgicale qu’ils ne souhaitent pas toujours subir ;


–       la ralisation d’enqutes
pidmiologiques chez les personnes trans, qui permettent de connatre leurs
facteurs de risque de contamination par le VIH, leurs comportements et pratiques
de prvention ainsi que la prvalence du VIH parmi elles ;


–       la ralisation d’tudes scientifiques
permettant d’identifier et de prendre en compte les spcificit des trans
sropositifVEs.


Leur place dans les essais cliniques doit tre promue, ainsi que des
questionnements spcifiques, commencer par les interactions <
http://www.actupparis.org/mot685.html>
 entre les antirtroviraux et les traitements hormonaux <
http://www.actupparis.org/mot656.html>
 ;


–       la conception d’action de prventions
cibles en direction des trans ;


–       l’laboration de campagnes de
sensibilisation des personnels soignants, afin d’amliorer l’accueil des trans
dans les structures de soin et, ainsi, leur meilleure inscription dans un suivi
mdical de qualit.


—————


Quand ? Jeudi 28 juin 2007 – de 9h 17h


O ? Conseil rgional d’Ile-de-France / salle Paul Delouvrier / 65, rue de
Babylone / 75007 Paris / Mtro: Saint-Franois Xavier (ligne 13)


——————————


67e rencontre du Crips le-de-France en partenariat avec Act Up-Paris


Personnes Trans : quels enjeux de sant ?


Animation : Danielle Messager, journaliste France Inter


9h00 Accueil des
participants


9h15 – 12h30 Introduction


Anne Hidalgo, prsidente du Crips-Cirdd le-de-France


Emmanuel Chteau, co-prsident d’Act Up-Paris


Du pouvoir des mots sur l’identit : historique de la smantique
transgenre


Armand Hotimsky, sexologue


Histoire de la construction du genre


Eric Fassin, sociologue


Personnes trans : une approche psychanalytique


Marie-Laure Peretti, psychanalyste


Questions de la salle


10h30 10h45 : pause


La communaut transgenre portugaise : une ralit voile


Jo Bernardo, membre du ICRSE (International Committee on the Rights of Sex
Workers in Europe)


L’volution de la situation des personnes Trans au niveau lgal, civil et
associatif en Communaut franaise de Belgique


Rosine Horincq, psychologue et formatrice, Magenta


Equipe de professionnel-le-s spcialise en Sant arc-en-ciel et questions de
genre


Personnes Trans et modes de vie en France


Kayigan d’Almeida, interne en sant publique, CRIPS le-de-France


Questions de la salle


12h30 14h00 : Djeuner
libre


14h00 17h30 : Les
facteurs de vulnrabilits sanitaires


Le parcours de transition


Hormonothrapie / interaction avec les trithrapies


Nicolas Hacher, endocrinologue


Chirurgie et prise en charge


Axel Lotard, militant, Act Up-Paris


Vivre, travailler se traiter tout en tant bien dans sa peau


Diane Gobeil, animatrice de prvention, Cabiria


Les difficults rencontres pour l’accs aux soins


Anaenza Freir Maresca, infectiologue, hpital Ambroise Par


 


Les causes des vulnrabilits face au VIH / IST


Rosine Horincq, psychologue et formatrice, Magenta


 


Questions de la salle


15h30 15h45 : pause


Les facteurs de vulnrabilits sociale


Mauvaise estime de soi et prises de risques


Serge Hfez, directeur, Espas


 


Quelques spcificits de l’identit Trans face au VIH


Hlne Hazera, activiste Act Up-Paris


 


Difficults de rinsertion


Kristina Dariosecq


 


Sant et insertion


Camille Cabral, directrice, Le Pastt


 


Quelle prvention ?


Camille Cabral, directrice, PASTT


Viviane Namaste, directrice, Institut Simone de Beauvoir, Qubec


 


Questions de la salle


Conclusion


 

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Release the stars, Rufus Wainwright

Prix 2006 de la fdration des centres LGBT: