France – Droits des personnes trans’, des réponses globalement insuffisantes pour l’Inter-LGBT : Dan sa série de synthèse des positions des différents candidatEs sur les sujets LGBT, l’Inter s’est penché sur l’étude des réponses accordées par les candidatEs à l’association sur les thèmes concernant les droits des personnes trans’. Pour l’Inter-LGBT, globalement les réponses apportées sont décevantes, particulièrement chez les trois candidats désignés comme les plus susceptibles d’accéder au second tour. «Concernant les procédures de changement d’état civil, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et François Bayrou ne s’engagent pas, alors que l’Espagne a montré une fois de plus la voie, en autorisant le changement d’état civil sans rendre obligatoire l’opération chirurgicale de réassignation sexuelle. Seul-e-s Dominique Voynet, José Bové et Marie-George Buffet sont clair-e-s et s’engagent sur cet objectif» souligne l’interassociative. Concernant la prise en charge médicale du transsexualisme, «Ségolène Royal renvoie à une réflexion ultérieure. Nicolas Sarkozy ne répond même pas. Olivier Besancenot ne maîtrise manifestement pas le sujet. Et les autres candidat-e-s avancent des propositions parfois contradictoires, mais qui ont au moins le mérite de proposer des solutions alternatives à une situation intolérable pour les personnes trans.». En revanche, tou-te-s les candidat-e-s sont favorables à une redéfinition de la liste des affections de longue durée nécessitant une prise en charge à 100 % des soins, de façon à ce que le transsexualisme et le transgenderisme ne soient plus désignés comme des «troubles graves de la personnalité». «Le dossier des personnes trans n’est pas nouveau. Chaque parti a déjà été sensibilisé. Les gouvernements successifs ont été alertés depuis plus de cinq ans sur la situation, au plus haut niveau, et dans chacun des ministères concernés : des interlocuteurs compétents et ouverts y ont même été identifiés par l’Inter-LGBT. Mais les choses n’ont guère avancé : l’heure est donc à faire des choix clairs» estime en conclusion l’Inter en espérant que les Trans ne soient pas une nouvelles fois les grandEs oubliéEs des avancées LGBT. Plus d’infos sur www.inter-lgbt.org.
Paris – Pour le CGL, Nicolas Sarkozy isole le gène de l’homosexualité ! : Le CGL Paris reprend dans un communiqué l’information parue dans le Canard enchaîné du 18 avril selon laquelle lors de l’entretien avec Philosophie Magazine, Nicolas Sarkozy n’aurait pas seulement affirmé que la pédophilie et le suicide des jeunes étaient génétiques, mais également l’homosexualité. Michel Onfray est formel : «Sarkozy a estimé, à ce moment de notre entretien, que l’homosexualité, comme la pédophilie, c’était génétique», mais il aurait toutefois précisé qu’il se gardait bien de confondre homosexualité et pédophilie. Le rédacteur en chef de Philosophie Magazine justifie n’avoir pas retranscrit l’intégralité des propos de Sarkozy par la nécessité «de condenser 2 heures 45 d’entretien». «Tenir de tels propos est parfaitement irresponsable et peut mener tout droit à l’eugénisme» estime le CGL Paris qui se sent «inquiet, le prétendant à la présidence de la République joue au petit généticien et affirme dans des amalgames scandaleux, pêle-mêle, le caractère héréditaire à la fois d’une orientation sexuelle comme l’homosexualité, aussi bien que d’une perversion comme la pédophilie ou que du suicide des jeunes dont les causes sont multiples». De manière non équivoque dans son opposition à l’accession de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, le CGL estime que «Peu importe que l’homosexualité résulte en partie ou pas du tout d’un quelconque déterminisme génétique, avec le professeur Sarkozy, les personnes LGBT sont en danger». Nicolas Sarkozy a depuis nuancé ses propos et s’en est expliqué (Voir notre article).
France – Jean-Luc Romero scandalisé par le Premier ministre australien : Jean-Luc Romero, président d’ELCS, se déclare dans un communiqué «scandalisé par la position de John Howard, premier ministre australien, qui estime que les immigrés porteurs du virus HIV ne devraient pas être autorisés à entrer sur le territoire australien et demande à Monsieur Dominique de Villepin de condamner la position australienne». Le sujet de la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida a été particulièrement pris en main par le conseiller régional et président d’Elus Locaux Contre le Sida qui a interpellé les autorités européennes et internationales. Le même tient à rappeler que «les autorités internationales ont condamné et jugent inefficaces ce genre de restrictions à la liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida (cf rapport de l’ONUSIDA de 2004)» et «Rien ne permet de justifier la position du Premier ministre australien que ce soit quant à la protection de la santé publique ou quant à la volonté d’éviter des dépenses de santé trop élevées». La seule présence d’un séropositif n’est pas en soi un problème de santé publique puisque la maladie est transmissible mais pas contagieuse. En outre, ces restrictions laissent à penser que le sida est une maladie d’étranger et que l’on pourrait résoudre le problème en éloignant les étrangers touchés. «Ce raisonnement ne peut conduire qu’à une moindre conscience du risque et donc à une augmentation des comportements à risques et une moins bonne connaissance de la maladie» estime toujours Jean-Luc Romero. L’élu, membre également du Conseil national du Sida, a écrit à Penelope Anne Wensley, ambassadrice d’Australie en France, «pour lui faire part de son indignation et lui rappeler l’inefficacité et la dangerosité de telles mesures».


