Christian Vanneste : le vrai-faux député UMP ?
Ce mardi 29 janvier, Valérie Pécresse, députée UMP des Yvelines et porte-parole du parti de Nicolas Sarkozy, a osé dire que « le député Christian Vanneste n'a pas été réinvesti par l'UMP ». ()
Christian
Vanneste : le vrai-faux député UMP ?
Ce mardi 29 janvier, interpellée sur
RTL au sujet du député homophobe condamné, Christian Vanneste, Valérie Pécresse,
députée UMP des Yvelines et porte-parole du parti de Nicolas Sarkozy, a osé dire
que « le député Christian Vanneste n'a
pas été réinvesti par l'UMP ».
Quelques jours auparavant, le 25
janvier, jour de la confirmation en appel de sa condamnation pour homophobie et
alors qu'il présentait ses voux, Christian Vanneste, a obtenu le soutien de
Thierry Lazaro, secrétaire départemental de l'UMP, Jacques Legendre, sénateur
UMP et Khalida Sellali, candidate investie par l'UMP dans la première
circonscription du Nord.
Par ailleurs, il n'a pas de candidat
UMP contre lui. Pourquoi ? Tout simplement, car investi par le Centre
National des Indépendants (CNI), parti associé à l'UMP, Christian Vanneste est
le député, de fait, soutenu par l'UMP. Pour preuve, sur le site du député (http://vanneste.over-blog.org/), les tracts de campagne
sont siglés UMP. Sur RTL encore, le député homophobe récidiviste a fanfaronné
que « dans (sa) circonscription, le
mouvement UMP (lui) est totalement fidèle et (le) soutient
totalement ».
Homosexualités Et Socialisme (HES)
s'interroge sur cette étrange dichotomie entre l'UMP parisienne - soi-disant
ouverte et tolérante - et l'UMP du reste de la France - ultraconservatrice et
clairement homophobe. HES dénonce le double discours de la porte-parole du
président de l'UMP, par ailleurs candidat à l'élection présidentielle, Nicolas
Sarkozy. Le manque criant de crédibilité de l'UMP sur le terrain de la lutte
contre les discriminations hypothèque sérieusement la capacité de Nicolas
Sarkozy à se poser en défenseur des valeurs de la République Française, pays des
droits humains.
HES n'attend rien de l'UMP - qui garde par ailleurs dans ses rangs plus de 300 parlementaires ayant signé un manifeste dit de « l'Entente parlementaire » contre les familles homoparentales - mais soutient les associations Sos-Homophobie, SNEG et Act-Up dans leur procédure judiciaire contre Christian Vanneste.
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Cordialement,
Gilles
BON-MAURY.






