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Prozac Café

Jam est lesbienne, psychotique et se bat tous les jours contre une dépression grandissante, autodestructrice et invalidante. Tout, dans sa vie, est douloureux, source d’angoisse et compliqué. Son unique refuge, son havre de paix est son ordinateur. Par cette petite fenêtre, elle est reliée à la vie, aux émotions et aux autres. Grâce à ThisIsCrazy, un forum réservé aux malades mentaux, elle existe et communique avec d’autres. Dans cet univers-là, elle a une vie sociale plutôt bien remplie, des amis à la pelle dans tous les coins du monde et même une amante.
Dans la « vraie » vie, au contraire, ses relations sociales se limitent à quelques contacts avec son ex-amante Roz, ses rendez-vous à l’hôpital avec ses psys et les quelques heures de ménage qu’elle est obligée de faire pour pouvoir survivre.
Ainsi, dans une atmosphère lourde et confinée, les heures et les jours s’égrainent laborieusement, rythmés uniquement par la réception des mails, les heures de ménage et la souffrance morale.

Prozac Café est le récit auto-fictif d’une descente aux enfers de la dépression et de la maladie mentale, sans être un récit égocentrique ni un traité de psychopathologie. L’auteur nous ouvre à l’univers de la souffrance mentale en nous offrant un texte d’une grande sensibilité et d’une grande diversité.

Un livre étonnant, même un peu fou, mais dont la richesse nous touche en profondeur et ne nous laisse pas indemnes.

Prozac Café de Persimmon Blackbridge (traduit de l’américain) aux éditions Balland, le rayon 139 F




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