Lorsqu’un intégriste fanatique embarque à bord d’une croisière gay dans l’intention de purifier le monde à coup de bombe, il vaut mieux ne pas en être. Lorsqu’un chanteur de « boys band » décide de profiter de sa présence sur le paquebot pour éliminer le maître chanteur qui menace de révéler sa vie intime aux médias, mieux vaut fuir en canot. Et lorsqu’un journaliste féru d’astrologie se sent espionné par une présence invisible, c’est peut être qu’il se trame d’étranges complots à fond de cale. Oui, mais quand les Gogo Boys dansent sur le pont en petite tenue, c’est l’émeute pour embarquer !
Emmanuel Ménard signe ici son nouveau roman gay après C’est toujours moins grave qu’une jambe cassée. Le but était apparemment d’écrire un polar mais le livre nous irrite profondément par la profusion des personnages, le manque d’épaisseur de ses héros et surtout une fin prévisible à souhait. Dommage car on pensait tenir là un nouvel écrivain, un des rares qui utilisait l’humour avec bonheur.
Un Paquebot nommé délire de Emmanuel Ménard éditions H&O – 32 F

