Chaque semaine, notre cinphile maison vous donnera son avis sur les films voir absolument et ceux qu’il est prfrable de manquer.
Vous tes lasss de tout et vous vous demandez. l’aube de l’an 2000, ce qui pourrait encore vous « remuer la petite cuillre ». Ne cherchez plus, c’est une invention qui a dj ft son premier sicle et qui se trouve prs de chez vous et en plus, c’est la porte de toutes les bourses : le cinma.
LE CHEF-D’OUVRE DE L’ANNEE 1998
« La vie est belle » de et avec Roberto Benigni, 2h16). Grand Prix du Jury
Cannes 1998 ****
L’vnement du Festival de Cannes 1998 arrive sur nos crans et c’est aussi le plus beau film de l’anne, de la dcennie. du sicle ! Bon, restons calme. Et puis non ! C’est homme est un gnie et son film, un chef-d’ouvre absolu. Il a russi, en deux heures, un pari compltement fou. Nous faire vivre toute la gamme des motions sur un sujet plus que dlicat : la Shoah. Un scnario subtil et intelligent, et surtout une interprtation hors du commun nous font passer de la comdie burlesque au drame le plus effroyable. Vous allez donc rire, aimer, vibrer, pleurer. applaudir (n’hsitez pas, laissez-vous aller !!). Enfin, cette « Palme du cour » peut tre considre comme la digne hritire du « Dictateur » de Charlie Chaplin, ce qui est sans doute le plus beau compliment que l’on puisse faire Roberto Benigni.
LE FILM DE LA SEMAINE
« Small soldiers » de Joe Dante avec des humains et des jouets. (1h40) ***
Au premier abord (vue l’affiche et la bande-annonce), voici un film amricain dbile pour enfants du mme genre. Mais attention, de temps en temps, les apparences sont trompeuses. Et puis, excusez du peu, mais c’est quand mme un film produit par Steven Spielberg (oui, encore !!!) et ralis par « Joe-Gremlins-L’aventure intrieure-Dante ». Ce qui nous donne l’arrive un trs bon divertissement. L’histoire tient en deux mots : des jouets prennent vie et s’affrontent en dtruisant tout sur leur passage. Mais grce un scnario sans faille et des effets spciaux blouissants, vous allez vous surprendre suivre avec intrt et bonne humeur ces aventures comiques et fantastiques. Alors mettez votre ct « star mondaine » au vestiaire et allez-y gaiement.
LA SEANCE DE RATTRAPAGE
« Le Poulpe » de Guillaume Nicoux avec Jean-Pierre Darroussin,
Clothilde Courau. (1h40) ***
Bonne nouvelle ! Il y a du neuf dans le cinma franais; une nouvelle vague, pourrait-on dire. a va de « Doberman » de Jan Kounen (ce moi-ci sur Canal +) jusqu’au film coup de poind de Caspar No « Seul contre tous » (prix de la semaine de la Critique Cannes 1998 et toujours indit sur nos crans) en passant par ce « Poulpe ». C’est un cinma vif, mont la hache, raliste, bruyant, cru, violent, agressif, percutant. qui suit ses personnages de trs prs et qui surtout, n’pargne personne. L’vnement dans ce film, c’est d’abord et avant tout la prestation de Jean-Pierre Darroussin, sans oublier des dialogues et un humour totalement dcals. Bon, c’est vrai, la deuxime partie du film est moins jouissive et l’histoire s’embourbe un peu. Mais peu importe. De toute faon, votre mari (lui aussi) n’assure pas autant la deuxime fois. Et justement, en parlant de a, je laisse le mot de la fin au Poulpe : « A force d’enculer les poules, on finit par casser les oufs. »
* Allez draguer, a ne peut pas tre pire.
** Seulement si vous faites la gueule votre mari.
*** Un bon film vaut mieux que deux mauvais coups.
**** Quittez maris et amants sur le champ.

