in

Paris province Editorial de Thomas Primo

Un Parisien, c’est quoi… Un provincial qui a quitt sa terre natale pour se rfugier dans une ville o il n’aura plus subir les regards obliques de la boulangre, les sourires en coin des voisins et l’invitable question du dimanche de la grand-mre: « Alors, quand est-ce que tu te maries ? » avec le silence gn du reste de la famille qui suit gnralement l’interrogation de l’innocente vieille dame. Le provincial, une fois exil, n’aura besoin que de 2 ou 3 petites semaines pour devenir un vritable parisien, bientt au bord du malaise l’ide de fran-chir le boulevard des Marchaux. Il lui faudra beau-coup plus de temps pour apprendre que la Seine a une rive gauche, mais il aura suffi de quelques jours seulement pour intgrer les rites et les coutumes du citadin branch, comme si 20 ans s’taient dj couls depuis son arrive dans la capitale. Devenu amnsique au bout de plusieurs annes, ayant oubli ses origines, comme les autres, il se mettra rver de cette vie de province qui l’avait fait fuir, pour en faire une terre promise, loin de la vie superficielle et trpidante qu’il dteste dsormais. J’en connais mme, qui las des rencontres furtives, des relations hypocrites et des amours dues, se disent que le mari rv ne peut se trouver qu’en province. Fantasme de citadin dpressif, de lady Chatterley du Marais, il partira la recherche d’un mari bio, comme on va cueillir un fruit sur un arbre pouss sans engrais ni pesticides. Comme un nouveau Rousseau en qute du bon sauvage, cherchant celui qui n’aura pas t encore corrompu par la ville, un mari dvou, naf et bon, pour qui backroom ( » Bakh-rm « ) n’voque qu’une ville de Turquie et qui en matire de clubbing, ne connat que le bal du 14 juillet de son village… Bref, un homme enfant frais comme la nature, aux muscles noueux, le corps rod aux travaux des champs, les joues roses, les mains calleuses, d’une maladresse toute champtre, un animal affectueux qui croit encore qu’rection ne se dit qu’en parlant d’un monument. Une seule chose, il faudra le ramener Paris o il connatra son tour l’irrsistible appel de la ville. Sa rusticit fera fureur parmi les loups dgnrs qui peuplent nos rues, et ils ne feront qu’une bouche de cet agneau qui ne rachtera dcidment pas vos pchs. Lorsque lui aussi sera devenu un vrai Parisien, fati-gu comme les autres des vicissitudes et de la dpra-vation de la capitale, loin de la pollution il ira tondre ses moutons. Et comme les autres, il reviendra ventre terre au bout d’une semaine… de vacances Ibiza.
Thomas Primo
Parisian, it is what… Provincial which left its native soil to take refuge in a city where it will not have to undergo any more the side glances of the baker, the half smiles of the neighbors and the inevitable question of Sunday of the grandmother:  » Then, when you do marry?  » with the constrained silence of the remainder of the family which generally follows the interrogation of the innocent old woman rams. The provincial one, once exiled, will need only 2 or 3 small weeks to become true Parisian, at the edge of faintness with the idea to soon cross the boulevard of the Marshals. It will take him much more time to learn than the Seine has a left bank, but it will have been enough to a few days only to integrate the rites and the habits of the connected townsman, as if 20 years had been already passed since its arrival in the capital. Phantasm of depressive townsman, Chatterley lady of the Marsh, it will leave to search a husband bio, as one will gather a fruit on a tree pushed without manure nor pesticides. Like new Rousseau in search of the good savage, seeking that which will not have been yet corrompu by the city, a devoted, naive and good husband, for whom backroom ( » Bakh-rm « ) evokes only one town of Turkey and which as regards clubbing, does not know that the ball of July 14 of its village… In short, a man fresh child like nature, with the knotty muscles, the body ground with the agricultural work, the pink cheeks, callous hands, of a very pastoral awkwardness, an affectionate animal which still believes that erection is said only while speaking about a monument. Only one thing, it will have to be brought back to Paris where it will know in its turn the irresistible call of the city. Its rusticity will make fury among the degenerated wolves which populate our streets, and they will make only one mouthful of this lamb which will definitely not repurchase your sins. When him also becomes a Parisien truth, tired like the others of the vicissitudes and the depravity of the capital, far from pollution it will mow its sheep. And like the others, it will return ventre..terre at the end of one week… of holidays to Ibiza.
Thomas Primo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Editorial par Alain Royer

La valise ou les valises… Au choix ! Et aprs ? par A.D.