Un collectif associatif auquel adhère notamment ACT UP-Paris, Aides, Arcat, Sida Info Service ou encore Solidarité Sida, dénonce dans un communiqué l’épisode vécu par une personne de nationalité angolaise à la CPAM d’Auxerre le 3 février dernier.
Accompagnée par un responsable d’Emmaüs, cette personne s’est présentée sur convocation de la caisse pour retirer son attestation d’Aide médicale de l’Etat (AME). «L’agent de la caisse d’Auxerre téléphone, sous prétexte de vérification d’identité, à la préfecture, laquelle demande à l’agent de saisir le passeport et faire patienter au guichet le bénéficiaire de l’AME. La police vient procéder à son arrestation dans les locaux de la caisse. Il est placé en rétention, mais devant la gravité de son état de santé, il sera libéré par les autorités après plusieurs jours d’enfermement» narre le collectif associatif.
Interpellé par le Comede et la Cimade, le directeur de la caisse revendique cette procédure au nom du «professionnalisme» et indique que ses agents auraient agi «sans zèle, ni faiblesse».
«Les caisses d’Assurance maladie sont au coeur du dispositif d’accès aux soins» rappelle les associations, cet accès ne relevant pas en théorie du droit des étrangers mais des droits de l’Homme. «L’arrestation d’un étranger dans les locaux de la caisse de l’Yonne est un fait extrêmement grave» estime l’ODSE, en violation des missions de protection de la santé publique des caisses d’Assurance maladie, des règles sur le secret professionnel, des règles sur la justification de l’identité en matière d’AME et de la loyauté la plus élémentaire envers les assurés et usagers.
Régulièrement les associations ont été obligées d’intervenir pour empêcher les expulsions d’étrangers malades qui dans leur pays seraient condamnés, faute de soins.
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Le site de l’ODSE : www.odse.eu.org


