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Hongrie : nouvelle version a minima des partenariats civils

En décembre dernier, la Cour constitutionnelle hongroise avait censuré la proposition de loi qui visait à instituer des partenariats civils. Déjà retardée à plusieurs reprises, le projet avait été adopté initialement en décembre 2007 avec le soutien de la coalition de centre-gauche au pouvoir.

Le texte avorté prévoyait d’octroyer les mêmes droits aux couples enregistrés qu’aux couples mariés, à l’exception du droit à l’adoption ou au recours à des procréations médicalement assistées, pas plus qu’au partage par les partenaires d’un même nom de famille. Alors que les militants LGBT militaient pour l’ouverture du mariage civil aux couples de même sexe, les socialistes majoritaires au sein de la coalition avaient estimé que la société hongroise n’était pas prête à une telle évolution. Pour la cour constitutionnelle le projet était contraire à la loi fondamentale hongroise qui consacre la défense du mariage. Elle estimait que les droits octroyés aux partenaires enregistrés sont en grande partie calqués sur ceux octroyés aux couples mariés pour censurer le texte.

Le Premier ministre, Ferenc Gyurcsány, a donc préparé un nouveau texte, limité aux seuls couples homosexuels mais avec des droits en dessas du texte initial. Ainsi, il n’y a plus de signature en Mairie prévue au bénéfice d’un simple acte enregistré par un Notaire. Toute idée de nom commun aux partenaires est également exclue et en matière successorale les héritiers réservataires se voient privilégiés face aux partenaires.

La Pride de Budapest de 2007 avait été marquée par de violents heurts avec des extrémistes. La Hongrie connaît également un regain de la xénophobie avec des diatribes à l’encontre de la population Rom ou des manifestations d’extrémistes. Samedi dernier, quelque 2.000 néo-nazis venus de toute l’Europe se sont notamment réunis.





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