La
femme n’est plus un objet de sduction superficielle voire de
consommation. L’artiste plasticienne Claudia revisite la fminit avec une
approche qui va l’encontre de notre perception occidentale. Le corps de
la femme est dcharn et dsarticul, il se donne voir nu sans complexe
et fier. La femme n’est plus une petite chose fragile, elle devient au
contraire guerrire et revendicative.
Cette approche de la fminit
loin des clichs aseptiss de notre socit n’est pas sans nous rappeler
le combat que mne aussi beaucoup de lesbiennes pour s’afficher dans notre
socit machiste.
L’artiste plasticienne Claudia exposera
quelques-unes de ses ouvres L’Egide partir du 21 novembre et jusqu’
la fin de l’anne. |
La
statuaire africaine est une de mes principales sources d’inspiration que
je dtourne et rorganise.
Les techniques utilises sont la
peinture acrylique et le collage d’images d’art premier dcoupes et
recomposes.
Le support est principalement en bois rcupr
comme des planches, des poutres, du bois flottant.etc… J’associe la
rugosit du bois vieilli avec l’aspect lisse du papier.
L’univers
de ces collages est figuratif ,trs souvent peupl de portraits et de
femmes aux couleurs vives, qui se dvoilent avec pudeur. Les corps sont
filigranes, minces, allongs, avec des angles arrondis ou pointus, mlange
d’agressivit et de douceur.
Ethnie fminine, guerrire et mre,
corps peints et nus, c’est la guerre de la vie : se dvoiler, s’offrir et
sans doute souffrir. Les cernes emprisonnent ou peut-tre protgent. Les
seins sont pointus comme des bouts de lance, agressifs et tranchants.
Blanc ou noir, pas de diffrence, le corps est peint pour cacher et
dvoiler : apparat pour apparatre et s’offrir.
C’est plus que
reprsenter mais donner des instants de la vie, de ma vie.
CLAUDIA
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