Hier, mercredi 11 juin 2008, le Storting, le Parlement norvégien, a approuvé une loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe. Ce texte est issu d’un projet de loi du gouvernement de Jens Stoltenberg, le Premier ministre travailliste dont le parti est membre du Parti socialiste européen (PSE). «En 1993, le gouvernement travailliste de Gro Harlem Bruntland avait été l’un des premiers au monde à créer une union civile au bénéfice des couples homosexuels» rappelle les militants LGBT du Parti Socialiste dans un communiqué.
Sur le modèle de la loi votée par la gauche espagnole en 2005, la nouvelle loi norvégienne offre désormais aux couples de même sexe les mêmes droits qu’aux couples hétérosexuels, y compris en ce qui concerne la parentalité. L’accès à l’adoption, ainsi que, pour les femmes, l’accès à la procréation médicalement assistée, leur sont garantis.
Homosexualités et Socialisme (HES) se félicite de cette nouvelle avancée des droits des gays et des lesbiennes : «Après les Pays-Bas, l’Espagne, la Belgique et le Royaume-Uni, la Norvège est le cinquième pays européen à ouvrir aux couples de même sexe et à leur famille une reconnaissance légale complète, sous l’impulsion de majorités politiques à direction ou à forte participation socialiste».
La loi nouvelle dispose que les couples de même sexe ont la possibilité de se marier dans une église luthérienne si la majorité de la paroisse donne son accord. Les pasteurs ne seront toutefois pas obligés de célébrer le mariage contre leur volonté. Les instances luthériennes nationales, religion d’Etat adoptée par 86% des citoyens, s’étaient opposées au projet.
La France qui en 1998 avec le Pacs figurait parmi les pays de tête sur les questions LGBT se retrouve désormais en milieu de peloton. Le statut du beau-parent, sans être précisé, serait au niveau des arbitrages gouvernementaux. Le projet de Contrat d’Union Civile qui déplait aux associations qui le juge insuffisant risque de déplaire tout autant à la majorité parlementaire aux velléités d’indépendance face à l’exécutif. Enfin, sur le droit à l’adoption et l’ouverture des techniques de FIV et PMA, c’est le non absolu.
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Le site d’HES : www.hes-france.org.


