France – L’Etat français discrimine pour les associations : A l’avant-veille de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, le Comité IDAHO réunissait ce matin la presse pour dénoncer la position française comme les refus présidentiels aux demandes associatives. Noël Mamère (député), Caroline Mécary (avocate de Frédéric Minvielle), Eric Fassin (sociologue) et Louis-Georges Tin (fondateur de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie) entendent dénoncer le refus de Nicolas Sarkozy concernant la reconnaissance officielle par la France de la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie, célébrée chaque année le 17 mai dans plus de 50 pays. «Celle-ci est pourtant reconnue par le Parlement européen, la Belgique, le Royaume-Uni, le Mexique, le Costa-Rica.» rappelle le comité pour qui Nicolas Sarkozy a dit non encore à une résolution qui permettrait, si la France la soutenait à l’ONU, d’obtenir la dépénalisation universelle de l’homosexualité. «Cette proposition était pourtant soutenue par de nombreuses personnalités à travers le monde, plusieurs prix Nobel, intellectuels, artistes, personnalités politiques de renom» avance encore Louis-Georges Tin. Pour le comité IDAHO, «Ce double refus éclaire l’actualité récente en France. Aujourd’hui, Frédéric Minvielle est déchu de sa nationalité en raison du mariage qu’il a contracté aux Pays-Bas avec un autre homme. Hier, Bernard Kouchner envoyait une circulaire demandant «aux consulats de refuser d’enregistrer les Pacs dans les pays qui prohibent la vie de couple hors mariage de deux personnes de sexe différent ou de même sexe». Hier encore, la Cour européenne des droits de l’Homme condamnait la France, qui avait refusé à Emmanuelle B. le droit d’adopter, en raison de son orientation sexuelle». Mariage, pacs, parentalité, ces trois cas se rejoignent en ce point : «c’est l’Etat qui discrimine» estime-t-il enfin. Le site du Comité Idaho : www.idahomophobia.org.
France – la HALDE saisie du cas Minvielle : Déchu de sa nationalité pour s’être marié avec son compagnon aux Pays Bas, Frédéric Minvielle a saisi la HALDE par l’intermédiaire de son conseil, Me Caroline Mecary ; «Si Frédéric Minvielle avait épousé une ressortissante néerlandaise, son mariage aurait été reconnu et il aurait donc pu demander expressément à conserver sa nationalité française» a écrit l’avocate dans sa lettre à la Halde, ajoutant que son client est victime d’une discrimination «à raison de l’orientation sexuelle». Dans l’urgence la France a dénoncé le traité prévoyant que tout ressortissant d’un des deux pays acquérant la nationalité de l’autre pays perd sa nationalité d’origine, sauf en cas de mariage. Comme la France ne reconnaît pas le mariage homosexuel, cette exception n’a pas pu jouer. Dans la foulée, le ministère de la Justice avait annoncé que Frédéric Minvielle pourrait retrouver la nationalité française, s’il le souhaite, à compter de mars 2009 grâce à la dénonciation de la convention franco-néerlandaise. Alors que l’adoption de l’Union civile aurait empêchée cette situation, le projet présidentiel semble enterré pour l’heure fasse tant aux réticences associatives qu’au contexte politique de la majorité, il est loin d’être acquis que les parlementaires UMP qui souhaitent s’émanciper de l’exécutif soient disciplinés pour adopter un tel texte.
Europe – Rainbow Rose, le réseau des militants LGBT du Parti Socialiste Européen (PSE), désigne son bureau : Ce mercredi 14 mai 2008, Rainbow Rose, le réseau des groupes et associations LGBT socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes membre observateur du Parti socialiste européen (PSE) a désigné son bureau. Rainbow Rose a pour mission de coordonner les actions des militants socialistes pour la promotion et l’extension des droits humains fondamentaux des personnes lesbiennes, gay, bisexuelles et transgenres. Cette désignation fait suite à une rencontre organisée à Haarlem, aux Pays-Bas, les 30 avril et 1er mai dernier, qui a permis aux délégués de chacune des associations membres de débattre des actions engagées par Rainbow Rose pour défendre l’égalité des personnes LGBT. Rainbow Rose se donne également pour tâche de défendre, renforcer et célébrer la diversité en Europe. HES (Homosexualités et Socialisme) est l’association membre française de Rainbow Rose, et a contribué à sa fondation en 2005 et à sa reconnaissance par le PSE en tant que membre observateur en 2006. «Rainbow Rose et HES auront à coeur, dans les prochains mois, de préparer les élections européennes de 2009, au niveau européen comme au niveau national» annonce l’association LGBT du Parti Socialiste. Plus d’infos sur www.rainbowrose.eu .


