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Zimbabwe (La fin de Robert Mugabe, tyran homophobe ?)

Zimbabwe – La fin de Robert Mugabe, tyran homophobe ? : Alors que l’ancienne Rhodésie du Sud est au ban de la communauté internationale du fait de la politique xénophobe et tyrannique de son Président, Robert Mugabe, les résultats des élections générales et présidentielles du week-end dernier ne sont toujours pas communiqués même si l’opposition revendique la victoire. Le dictateur âgé de 81 ans et au pouvoir depuis 1980 a conduit le Zimbabwe dans l’impasse économique avec une inflation record et une réforme agraire violente qui a affamé le pays tout en stigmatisant les propriétaires terriens, anglais d’origine pour la plupart. Le président Mugabe préparerait sa sortie selon des médias anglo-saxons mais l’homme fort du pays n’est pas à son premier coup de théâtre. Robert Mugabe s’est distingué comme l’un des dirigeants les plus homophobes de la planète, réprimant au passage les minces associations et groupe LGBT du pays. Il a notamment qualifié les homosexuels de «chiens et porcs» et affirmé que l’homosexualité n’était «pas africaine» et qu’il s’agissait d’une «maladie de blancs». A ses supporters en 2006, il a déclaré que les mariages gays constituaient une menace pour la civilisation et a condamné les Eglises anglicanes qui bénissaient ce type d’union. La même année il a fait adopter une loi pénalisant le fait pour deux personnes du même sexe de s’étreindre, se tenir par la main ou s’embrasser. Suspendu du Commonwealth en 2001, la population zimbabwéenne est à l’agonie et connait un taux de prévalence au VIH parmi les plus élevés au monde.

USA – 10 ans après le meurtre de Matthew, la fondation Shepard lance une nouvelle campagne contre la haine : Le 12 Octobre 1998, mourrait au Wyoming le jeune Matthew Shepard, 21 ans, après avoir été sauvagement battu par deux garçons de son âge, parce qu’il était gay.10 ans après, la fondation Matthew Shepard, créé à l’initiative de ses parents, continue les actions pour combattre les crimes de haine. Judy Shepard, directrice de la fondation, et mère de Matthew, vient de lancer une nouvelle campagne d’envergure, en faisant appel à plus de 500 personnes, pour qu’elles se joignent à elle et combattent la haine dans les écoles, sur les lieux de travail, et au sein des communautés. Le but est d’équiper ces individus des outils nécessaires pour aborder le thème de la haine dans notre société, c’est-à-dire des pages web personnelles, des conseils sur la manière de traiter les actions et discours de haine, une newsletter mensuelle et surtout, la possibilité d’inviter dix autres personnes à joindre le mouvement. «Pendant les dix dernières années, des personnes se sont investies et ont réalisé des choses étonnantes sans aucune ressource. Ce que nous essayons de faire est de donner une structure à ce grand travail, et de créer une communauté d’individus susceptibles d’employer leurs voix et leurs talents pour aborder ce problème» a déclaré madame Shepard. La «campagne d’éradication de la haine» est lancée via le site MatthewsPlace.com, mis en place l’année dernière, dans le but d’y faire participer les jeunes. Elle prévoit aussi de collaborer avec des sites de réseaux sociaux, tels Facebook et MySpace, particulièrement populaires chez les jeunes. «La philosophie de la campagne est de commencer par des individus qui peuvent mettre un visage sur l’impact de la haine» a expliqué mme Shepard. «Ensuite, si ces personnes engagent dix de leurs amis qui engagent à leur tour dix de leurs amis, nous atteindrons rapidement notre but et changerons les coeurs et les esprits d’un million de personnes. Votre voix est l’outil le plus puissant pour supprimer la haine». Le questionnaire d’inscription à la campagne est disponible ICI

France – Campagne d’affichage contre la transphobie : A la suite de l’assassinat d’une femme trans’ dont le corps a été retrouvé début mars dans un conteneur de déchets dans la zone de Lisbonne, l’association activistes des Panthères Roses vient de réaliser une campagne d’affichage pour dénoncer les discriminations et violences transphobes. «Les discriminations des Trans’ dans les lois, légitiment les violences à leur encontre» dénonce l’association qui condamne également le parcours du combattant, en parti psychiatrisé, des personnes transgenre dans leurs démarches de réassignation du genre et de changement d’Etat civil. «Considérer qu’être Trans’ relève d’une maladie mentale encourage les agresseurs. L’ignorance entretenue à l’égard des Trans’ les exposent à l’agressivité qui commence par l’insulte et se conclut parfois par un meurtre» souligne encore les Panthères Roses. Elles réclament le retrait de l’identité trans’ de la liste des maladies mentales, la dépsychiatrisation du parcours médical des personnes transgenres, la formation des personnels enseignants et médicaux aux discriminations transphobes ou encore le droit d’asile pour les personnes concernées. Le site des Panthères Roses : www.pantheresroses.org.

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