Selon les associations de lutte pour les droits des homosexuels, le jeune iranien Seyed Mehdi Kazemi, 19 ans, à qui l’asile en Grande-Bretagne a été refusé, et qui se trouve actuellement en Hollande, devra de nouveau être expulsé en Angleterre, où l’attend vraisemblablement un aller simple pour l’Iran, où il risque la lapidation à mort, pour le «délit» de sodomie.
Pour rappel : En 2004, le jeune homme avait quitté son pays pour continuer ses études en Angleterre. Deux ans après, son boyfriend Parham était arrêté lors d’un voyage en Iran, forcé le donner le dénoncer, puis exécuté. Le père de Mehdi recevait ensuite une visite de la police de Téhéran, avec un mandat d’arrêt contre son fils.
Celui-ci en fuite vers le Canada, était bloqué par la Police des frontières allemandes, qui après audition de son histoire, le remettait à la police de Hollande, pays connu pour accorder le statut de réfugier aux homosexuels iraniens.
Non seulement la loi Hollandaise ne se montre finalement pas favorable à ce qu’il reste dans ce pays, mais le Royaume-Uni a envoyé une demande formelle, pour que Mehdi soit rapatrié, afin de procéder à sa déportation en Iran, tout en ignorant le risque qu’il y encoure.
Ben Summerskill, de l’organisation Stonewall, a déclaré qu’il était «incontestable que les personnes gays et lesbiennes sont en danger en Iran et nous soulèverons ce point, de nouveau avec le ministre de l’Intérieur.»
De leur côté, les activistes LGBT ont quant à eux promis de porter l’affaire devant la Cour Européenne, avec en tête Michael Cashman, membre du parlement, et président de son intergroupe Gay et lesbien. Celui-ci doit en effet présenter cette semaine à Strasbourg, une motion qu’il a co-signé et qui met en évidence le fait que la loi d’asile de l’Union Européenne devrait être appliquée par les Etats membres sur la base de cas individuels et que la persécution pour orientation sexuelle devrait automatiquement entraîner l’asile.
«Je suis heureux que cette affaire permette au Parlement européen de réaffirmer son engagement pour la protection des droits de l’homme fondamentaux et j’invite les autorités britanniques à prendre note des recommandations de cette motion» a-t-il indiqué.
Omar Kuddus de l’association britannique GayAsylum a également assuré : «Le combat n’est pas encore terminé. Comme vous pouvez l’imaginer c’est une défaite amère et la déportation vers l’Iran doit être arrêtée à n’importe quel prix.»
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