France – Hommage des socialistes LGBT à Raymond Forni : Homosexualités et Socialisme (HES) a rendu hommage à Raymond Forni, président (PS) du conseil régional de Franche-Comté et ancien Président de l’Assemblée nationale, décédé le 5 janvier dernier. «Son nom est associé à d’importantes étapes de la marche que les socialistes mènent depuis 1981 contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle» soulignent les militants LGBT socialistes en rappelant les actions égalitaires de l’élu : Il était président de la commission des lois de l’Assemblée nationale lorsque celle-ci a adopté la proposition de loi abrogeant les lignes du code pénal sur lesquelles reposait la répression des homosexuels (1981). Il était président de l’Assemblée nationale lorsque celle-ci a voté la loi permettant la délégation de l’autorité parentale (2002). Président de la région Franche-Comté, il était partisan de la poursuite de cette marche, comme il l’a montré en soutenant la contribution thématique présentée par HES au congrès du Mans (2005). «HES perd un camarade et un soutien précieux, qui s’exprimait dans ses paroles et dans ses actes» conclut HES. Ancien ouvrier et avocat, Raymond Forni avait été associé étroitement à la dépénalisation de l’homosexualité en défendant le «droit de chacun à la libre disposition de lui-même, du droit au plaisir comme à l’épanouissement», «J’ose le dire, l’homosexualité est un comportement sexuel comme les autres, elle est une des expressions de la liberté fondamentale du corps» comme il le déclarait au Palais Bourbon. Voir également notre article : 25ème anniversaire de la dépénalisation par l’assemblée nationale de l’homosexualité.
France – Act Up passe au karcher les projets de Nicolas Sarkozy et Rachida Dati: Alors que le Président de la République monopolisera la presse cet après midi, Act Up Paris dénonce la réception ce même jour par Nicolas Sarkozy du chanteur Bono mué en figure altermondialiste : «En 2008, Nicolas Sarkozy va priver de traitements 10 000 malades du sida. S’en vantera-t-il devant Bono ?» s’interroge l’association qui dénonce toujours la diminution par la France de sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. «À travers le Fonds mondial, la France finançait en 2007 le traitement de 140 000 malades du sida. Cette baisse de 7 % de sa contribution revient donc à supprimer le traitement de 10 000 personnes» déplore Act Up qualifiant de «manquements du président qui auront pour conséquence de réduire l’accès aux traitements dans les pays du Sud». Autre figure de l’exécutif à subir la colère des militants, la Garde des Sceaux, Rachida Dati, alors que l’assemblée examinera, ce mardi, en première lecture, le projet de loi relatif à la rétention de sûreté et à la déclaration d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental. «Act Up-Paris dénonce cette mesure de rétention intervenant après qu’une peine de prison a été purgée, sans qu’aucune infraction n’ait été commise, et sur la simple base d’une expertise psychiatrique cherchant à évaluer « la dangerosité d’un individu »» estime l’association. Avancée médiatiquement comme une mesure visant à lutter contre la récidive des pédophiles, ce projet de loi est dénoncé par l’opposition et notamment par Robert Badinter qui rappelait sur France 2 que «depuis la Révolution française, on va en prison pour des actes ou crimes qu’on a commis, pas pour ce qu’on est, pas au nom d’une dangerosité indiquée par des psychiatres». Selon Robert Badinter, il s’agirait d’un «changement radical» du droit français conduisant à maintenir une personne en prison «au titre d’une infraction virtuelle, d’un crime qu’il pourrait éventuellement commettre s’il était libre». Act Up-Paris exige l’abandon de ce projet de loi «qui attente aux droits humains en privilégiant l’enfermement à vie en vertu d’une présomption à la récidive, au détriment d’une amélioration nécessaire de la prise en charge en détention et hors les murs». Le site d’Act Up Paris : www.actupparis.org.
France – Les homos de Bercy en but à la fébrilité de leur administration face à l’homophobie : Alors que l’Autre Cercle dénonçait un cas non réglé d’homophobie au sein du ministère des finances, c’est Comin-G, association LGBT des personnels de Bercy, qui déplore encore la fébrilité de leur administration de tutelle. «Bonne nouvelle, après 4 ans de sollicitations, le 19 décembre dernier COMIN-G a enfin été reçue par le chef de cabinet de Mr Worth, Madame Lagarde ayant préféré déléguer. Notre satisfaction s’arrête ici» indique l’association. Pour Comin-G, «L’attitude passive de l’administration sur cette question (NDR : cas d’homophobie avérée) fait perdurer un climat hostile pour nombre de fonctionnaires». Comin-G a sans succès réclamé une reconnaissance franche et publique de l’association et de ses actions pour lutter contre les discriminations homophobes. «Aucune assurance ne nous a été donnée pourtant un acte politique serait un symbole fort. Nous ressortons insatisfaits de ces entretiens, mais nous continuerons à réclamer que les homos des ministères soient mieux considérés, tout comme l’ensemble de leurs collègues» indique Comin-G en conclusion. Voir également : Cas d’homophobie non réglé dans la fonction publique.
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