Fatiguées par ces élections enchaînées et ces campagnes encore plus longues, les associations sont peu prolixes pour commenter ces élections législatives qui ont installé au sein de l’exécutif et au parlement l’UMP pour ces 5 prochaines années.
Honneurs aux vainqueurs, GayLib est «est fier et heureux de la victoire électorale de notre famille politique. Pour la première fois depuis 25 ans, une majorité parvient à se succéder à elle-même. C’est un évènement inédit qui souligne la force du projet du Président de la République».
Si le mouvement LGBT de l’UMP rappelle le programme de gouvernement sur ces sujets (Union et statut du beau parent) elle n’explique pas comment elle convaincra les associations hostiles à un mariage au rabais.
«Enfin, s’agissant de l’élection de Christian Vanneste et puisque l’UMP ne l’a pas investi, GayLib demande à ce que ce député -condamné en appel par la justice pour injures homophobes- ne puisse pas être intégré au sein du futur groupe parlementaire UMP» déclare finalement les militants LGBT de la rue de la Boétie sans relever ni condamner le soutien que l’élu du Nord a obtenu de l’UMP dans les faits ni rappeler que Christian Vanneste a toujours siégé avec l’UMP même après sa condamnation confirmée en appel.
En ce sens, SOS homophobie dénonce «le double langage de l’UMP» au lendemain du second tour, revenant sur le cas de Christian Vanneste mais pas uniquement, poitnant le cas de Joëlle Ceccaldi-Raynaud, condamnée pour diffamation par le tribunal correctionnel de Nanterre pour avoir insinué qu’un militant socialiste homosexuel avait des penchants pédophiles.
Pour l’association d’aide et soutien au victime d’homophobie, «Officiellement l’UMP dénonce l’homophobie, mais par ses décisions politiques elle envoie en fait à l’opinion le signal que les propos et amalgames homophobes sont finalement des écarts négligeables» et dénonce le fait que «L’UMP a en fait exclu en mai ses candidats dissidents, montrant qu’il est à ses yeux plus grave de chercher les suffrages du peuple que d’injurier les homosexuel-le-s ou d’insinuer qu’ils sont pédophiles».
Enfin, SOS homophobie se félicite de la défaite, dès le premier tour, du candidat PS à la Martinique Raymond Occolier, qui avait entre autres déclaré le 1er octobre 2006 : «J’ai été élevé dans les valeurs de la chrétienté, je l’affirme, je ne veux pas de mariage homosexuel. Dans la Bible, Dieu dit que c’est une abomination.».
Nous verrons dans les prochains jours si les souhaits formulés par GayLib comme SOS Homophobie seront entendus, ce qui constituera également un baromètre concernant la Marche des Fiertés de Paris qui aura lieu dans moins de 15 jours.
«Égalité : ne transigeons pas !»
Départ à 13h30 : Montparnasse – Place du 18 juin 1940,
Boulevards Montparnasse, St-Michel, St-Germain, et Henri-IV
Arrivée : Place de la Bastille.


