Namur – Manifestation suite aux propos homophobes de l’évêque de la ville : Samedi après-midi, à Namur, deux manifestations ont opposés partisans et opposants à l’évêque de la ville. La première qui a réuni près de 250 personnes visait à condamner les propos tenus par le religieux, la seconde en soutien au prélat en comptait une cinquantaine. L’évêque de Namur, Mgr André-Mutien Léonard, avait déclaré à l’hebdomadaire belge Télé Moustique que «Les homosexuels ont rencontré un blocage dans leur développement psychologique normal, ce qui les rend anormaux». Ces propos avaient provoqué la colère des associations LGBT et défenseurs des droits de l’Homme. . L’évêque a minoré ses propos en avançant qu’ils avaient été déformés. Il affirme avoir qualifié l’homosexualité d’anormalité, et non les homosexuels d’anormaux, condamnant les comportements et non pas les personnes. Cet axe de défense pour justifier une homophboie décomplexée avait été utilisé sans succès en France par Christian Vanneste. La Ligue des droits de l’Homme et les organisations homosexuelles Tels Quels, la Maison Arc en Ciel et la Commission Homo d’Ecolo ont adressé à l’évêque une lettre demandant à ce dernier de revenir sur ses propos. Mgr Léonard estimaient également que l’homosexualité est «un stade imparfaitement développé de la sexualité humaine qui contredit sa logique intérieure» du au fait que «Les homosexuels ont rencontré un blocage dans leur développement psychologique normal, ce qui les rend anormaux». Il avait également remis en cause l’usage des préservatifs, affirmant qu’ils étaient poreux et sur le mariage gay comme les marches des feirtés il avait déclaré que «La promotion de l’homosexualité au travers des gay prides signe le retour à l’Antiquité gréco-romaine. Glorifier l’homosexualité, c’est une récession de vingt siècles». Voir également notre article.
Espagne – Les associations manifestent contre les lois anti-gay polonaises :
Il y a quelques jours, les associations LGBT de Barcelone (dont le collectif Lambda, le front de libération Gay de Catalogne et le Collectif gay de Barcelone) se sont rassemblées devant le consulat polonais pour demander au gouvernement qu’il retire immédiatement son projet de loi « destiné à punir et persécuter quiconque parlera de l’homosexualité dans le milieu scolaire, universitaire, ou dans une quelconque institution académique ». Selon Eugeni Rodriguez, du FAGC) (Front de Libération Gay de Catalogne), « Le gouvernement polonais, non seulement cherche à institutionnaliser l’homophobie, et à sanctionner les homosexuels, mais aussi quiconque parlera de l’homosexualité de manière positive ». L’association a demandé à l’Union Européenne qu’elle fasse en sorte que « le gouvernement polonais retire immédiatement son projet homophobe, qui va à l’encontre des droits humains les plus élémentaires » ajoutant qu’un pays qui envisage une telle une loi, en contradiction avec les bases de l’UE, ne peut pas rester en Europe.
Inde – Trois états interdisent l’éducation sexuelle : En dépit du fait que l’Inde compte le plus nombre de patients infectés par le VIH au monde (5 millions pour une population totale de 1 milliard), trois états indiens (Maharashtra, Madhya, et Pradesh) viennent d’interdire l’éducation sexuelle dans les écoles, ainsi que les livres concernant ce sujet dans le secondaire. Cette décision est consécutive au fait que des législateurs ont évoqué le fait que parler de ce problème est de nature à corrompre les jeunes esprits. Plusieurs professeurs ont acquiescé, jugeant qu’une approche plus générale, alertant les jeunes de façon plus globale sur les maux de la société, tels la drogue ou encore l’alcoolisme, était préférable.


