La ministre des Droits de l’Homme tchèque a appelé à modifier la législation pour permettre l’adoption par les couples de même sexe.
Alors que le parlement local a passé outre un veto présidentiel l’an dernier pour faire adopter les partenariats civils homosexuels, Dzamila Stehlikova, en charge des Droits de l’Homme au sein du gouvernement estime qu’il est temps de débattre sur la question du droit à l’adoption par les couples homosexuels.
A l’appui de sa demande, la ministre vert a avancé le nombre d’enfants dans les orphelinats tchèques, 20000, alors même que des couples homosexuels seraient postulants à l’adoption. Depuis l’instauration des partenariats civils, 200 couples seulement auraient enregistré leur pacte. L’opinion publique tchèque demeure partagée sur la question selon un sondage récent : 42 % des Tchèques s’opposent à l’adoption des enfants par les couples homosexuels contre 39% qui seraient favorables à une telle possibilité.
Contrairement à d’autres pays de l’ancien bloc soviétique, comme la Pologne, l’adhésion de la Tchéquie à l’Union Européenne a permis des avancées sur les questions sociétales, notamment celles liées aux revendications LGBT. En 2005 déjà, avant même l’entrée de la jeune République dans l’Union, les députés avaient adopté une nouvelle loi anti-discrimination qui renforce notamment la protection des personnes LGBT. Exigée par Bruxelles pour l’adhésion à l’Union européenne, cette loi définissait pour la première fois la discrimination, fondée sur le sexe, l’orientation sexuelle, la race, l’âge ou le handicap, et visait à faire respecter les droits fondamentaux et l’égalité de traitement.
Elle est entrée en vigueur durant l’été 2006 comme les partenariats civils.
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