France – L’égalité des droits au sein du pacte présidentiel de Ségolène Royal : Après avoir participé à la phase d’écoute de la campagne de la candidate socialiste en organisant des débats participatifs à Paris, Toulouse et Toulon, Homosexualités Et Socialisme (HES) salue par un communiqué l’engagement renouvelé de Ségolène Royal en faveur de l’égalité des droits. Le Pacte présidentiel, présenté ce dimanche 11 février à Villepinte, stipule, dans sa quatre-vingt-septième proposition : «Garantir l’égalité des droits pour les couples de même sexe». «Cette proposition confirme les engagements pris par la candidate socialiste en faveur de l’amélioration du Pacs et de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe» rappellent les militants LGBT socialistes qui dénoncent à l’occasion les «propositions tronquées et au rabais de la droite». La quatre-vingt-sixième proposition «Renforcer les moyens de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE)» permet de répondre aux nombreuses inquiétudes relevées lors des débats participatifs sur l’homophobie dans le monde du travail souligne encore HES. Dans les prochaines semaines, HES interviendra dans la campagne à Angers, Rennes, Marseille, Montpellier, Quimper, Metz, Evry et Brest. D’autres rendez-vous thématiques auront lieu, selon le calendrier fixé par Ségolène Royal, dans les mois à venir préviennent toujours les militants gays socialistes. Le site de HES : www.hes-france.org.
France – Appel aux eurodéputés pour qu’ils signent la déclaration sur la lutte contre le harcèlement homophobe : Les associations européennes de lutte pour l’égalité, ILGA-Europe et IGLYO, ont contribué à la rédaction d’un document qui rappelle notamment que les jeunes LGBT victimes de harcèlement à l’école, peuvent être conduits à l’exclusion sociale voire au suicide rappelle le CGL Paris dans un communiqué. Conformément à l’article 13 du traité CE qui prévoit de lutter contre toute discrimination fondée sur l’orientation sexuelle, les eurodéputés de l’Intergroupe LGBT présidé par Michael Cashman, demandent aux États membres de lutter contre l’homophobie dans l’enseignement, de diffuser les meilleures pratiques, de faire participer activement les associations reconnues de jeunes LGBT. Ils demandent également aux agences de l’UE et à la Commission de mener au niveau européen une étude sur le harcèlement homophobe à l’école. Cette déclaration sera adoptée par l’institution européenne si elle est signée de 393 députés avant le 30 avril 2007. «L’union Européenne s’engagerait alors dans processus de lutte contre l’homophobie la plus redoutable, celle qui s’exerce contre les plus jeunes et en particulier à l’école» estime le CGL qui soutient sans réserve l’initiative des députés européens de l’Intergroupe LGBT et appelle tous les députés européens français à signer sans tarder cette déclaration qui devrait inspirer les futures législations nationales. Le site du CGL paris IDF : www.cglparis.org.
Colombie – Les mêmes droits de succession aux couples homosexuels, qu’aux couples hétérosexuels : Au terme d’un vote aboutissant à 8 voix favorables et une seule contre, la Cour constitutionnelle de Colombie a accepté mercredi 7 Février, d’octroyer aux couples de même sexe, vivant ensemble depuis au moins deux ans, les mêmes droits de succession qu’aux couples hétérosexuels. Cette sentence historique fait suite à une pétition présentée par l’ONG LGBT Colombia Diversa, soutenue par les spécialistes d’une Faculté de droit de l’Université des Andes, et qui qualifie la loi en vigueur de « contraire à la dignité humaine et à la libre association ». La Cour a ainsi déclaré inconstitutionnelle l’expression «homme et femme», qui définissait les concubins dans le texte d’une loi de 1990 sur les droits de succession. La décision a bien entendu aussitôt provoqué la polémique : Les conservateurs, l’ont ressenti comme « très grave », revenant quasiment à créer un troisième sexe, qui accèderait aux mêmes droits que les heterosexuels, et à menacer l’équilibre financier et la stabilité morale du pays. De son côté, le Président de la Conférence Episcopale de Colombie, Monseigneur Luis Augusto Castro Quiroga, s’est dit « très surpris » du fait que le sujet n’ait pu être débattu démocratiquement dans le cadre du Congrès de la République, ce qui aurait permis aux différentes instances d’intervenir. Selon lui « Il semble qu’on veuille introduire une forme d’union matrimoniale qui n’a pas de sens, et qui ne peut être acceptée car à long terme elle risque de frapper la famille, qui est une cellule fondamentale de la société ». Monseigneur Fabian Marulanda, secrétaire général de l’Episcopat colombien, a quant à lui déclaré que la Cour « a pris une décision correcte en ce qui concerne le principe de respect et de non discrimination des homosexuels » tout en soulignant que pour l’Église, il était important que les couples de même sexe n’obtiennent pas les mêmes droits que les couples mariés hétérosexuels, car cela constituerait une première étape, vers la demande d’adoption. Le projet, qui concerne environ 100 000 couples dans tout le pays, alors qu’on y estime le nombre d’homosexuels à 3 millions sur 44 millions d’habitants, a déjà été approuvé par le Sénat et, selon une enquête effectuée par le quotidien El Tiempo au niveau des députés, le même accueil favorable devrait lui être réservé à la Chambre. Selon les militants LGBT colombiens, cela permettra notamment d’ouvrir la voie à une reconnaissance légale des couples gays dans d’autres domaines, qui pourraient être examinés par le Parlement colombien dès le mois prochain. La Directrice de Colombia Diversa, Marcela Sánchez, a salué ce «grand pas en avant, en faveur des droits des couples de fait, qui arrive avec 17 ans de retard», mais a cependant déclaré à la BBC que les lois restaient insuffisantes: «Il faudra ensuite un changement culturel important, y compris pour que deux personnes homosexuelles soient considérées comme un couple devant la loi et pour que cesse la discrimination.»

