Afrique du Sud – Plainte pour génocide déposée devant la cour de La Haye contre un militant antisida : Zackie Achmat, le plus connu des militants antisida d’Afrique du Sud et défenseur sans relâche de la distribution globale d’anti-rétroviraux fait l’objet d’une plainte pour génocide déposée devant la cour pénale internationale de La Haye. Pour les plaignants, Zackie Achmat est coupable de favoriser l’utilisation des anti-rétroviraux SIC. Avec 5.3 millions de personnes vivant avec le VIH mais uniquement 53000 bénéficiant de thérapies médicamenteuses, l’Afrique du Sud est montrée du doigt pour ses réticences à développer l’accès aux trithérapies. L’ancien ministre de la santé, Manto Tshabalala-Msimang, avait même déclaré qu’une nutrition adaptée était aussi efficace que les anti-rétroviraux pour lutter contre le VIH et que le gouvernement sud-africain n’avait pas à subir de pressions pour développer des traitements médicamenteux. Les plaignants sont réunis dans une organisation qui estime que les médicaments sont plus dangereux que le Sida lui-même et que la manière la plus efficace de lutter contre le VIH réside dans les médecines traditionnelles et tribales. Ce mythe est ancré malheureusement en Afrique avec des rumeurs faisant porter la responsabilité de la pandémie sur les laboratoires eux-mêmes et celle des morts sur les médicaments modernes. D’autres mythes tout aussi funestes circulent comme la croyance mortifère que l’on se soigne du Sida en ayant des rapports sexuels non protégés avec une vierge. La plainte de 59 pages déposée à La Haye accuse Zackie Achmat de jouer un rôle «criminel dans les décès des milliers d’Africains du sud empoisonnés par les prétendus médicaments anti-rétroviraux» et invite la cour à juger Achmat «coupable de génocide – l’un des crimes les plus graves et qui préoccupe la communauté internationale dans son ensemble». Un porte-parole de Treatment Action Campaign, l’association que préside Zackie Achmat a déclaré que cette plainte «ne mérite aucun commentaire».
G-B – IBM élu employeur le plus gay-friendly d’Angleterre : L’association britannique Stonewall, qui se bat en faveur des droits des homosexuel(le)s, vient de dresser une liste des entreprises qui se comportent le mieux vis-à-vis des employé(e)s gays et lesbiennes. Pour cela elle a pris en compte la capacité de l’entreprise à respecter légalité sur le lieu de travail, ses conditions de recrutement, et son attitude envers ses clients. Ben Summerskill, de Stonewall a indiqué qu’il est nécessaire de s’assurer que les gays et lesbiennes ne soient pas lésés dans le monde du travail, car il existe encore trop de discrimination anti-gay dans ce contexte : « Notre initiative a été mise en place non seulement pour faire respecter la justice, mais pour que ces critères d’inclusion deviennent un avantage concurrentiel sur le marché du travail » C’est ainsi le groupe IBM qui est arrivé en tête du « palmarès », suivi de la Police de Staffordshire, et de deux ex-aequo : the Greater London Authority(GLA), et le Conseil de la ville de Manchester. Arry Hist, directeur général d’IBM, s’est félicité du résultat et a déclaré sur le site de Stonewall que « les principes de diversité, d’inclusion et d’égalité étaient les bases d’une organisation réellement moderne, réussie et confiante. » Le nombre d’employées gays et lesbiens serait évalué à 1,7 millions actuellement aux Royaume-Uni.
Mexique – Un évêque fustige les partenariats civils gays de l’Etat de Coahuila: Après qu’une loi soit votée au Parlement de l’Etat, jeudi 11 Janvier, à 20 voix contre 13, autorisant les partenariats civils pour les couples homosexuels, on pouvait s’attendre à de vives réactions de la part de religieux et celles-ci ne se sont pas faites attendre, pas plus tard que le lendemain. L’évêque catholique Alonso Gerardo Garza, de Piedras Negras (à la frontière du Texas), a en effet pris la parole, et n’y est pas allé avec le dos de la cuillère, qualifiant les partenariats civils d’ « attaque contre la société ». « nous savons que la plupart des difficultés de la société vient des problèmes de mariage et de famille, et nous sommes sûrs que ceux-ci se développeront si une telle loi est promulguée » a-t-il déclaré aux journalistes du quotidien mexicain El Universal. Mais il devra tout de même s’y faire car le Gouverneur Humberto Moreira de Coahuila, va très probablement procéder rapidement à cette promulgation, déjà réalisée en Novembre à Mexico City. Notre brève sur le même sujet : Mexique – L’Etat de Coahuila approuve les partenariats civils homosexuels


