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La jeunesse britannique solidaire contre l’homophobie polonaise

Le Conseil britannique de la jeunesse, une coalition de plus de 150 organismes de la jeunesse, dont la NUS (National Union of Students), a publié le Vendredi 8 Décembre dernier, un rapport dans lequel il met en évidence la discrimination et l’homophobie dont font preuve aujourd’hui les hauts fonctionnaires du gouvernement polonais, malgré que certains d’entre eux s’en défendent, comme par exemple le premier ministre Jaroslaw Kaczynski, qui en Juillet, après une réunion à Bruxelles avec le président de la commission de l’Union Européenne Jose Manuel Barroso, avait déclaré à la presse : « ne croyez pas au mythe d’une Pologne anti-sémitique, homophobe et xénophobe. C’est un fantasme des médias ».

Selon un rapport d’Amnesty International, réalisé en Novembre dernier, la Pologne a montré une attitude ouvertement hostile envers les personnes gaies et lesbiennes, depuis qu’elle a adhéré à l’Union Européenne en 2004. Ce rapport inquiétant a notamment permis de mettre en évidence les failles de la police polonaise, lorsqu’il s’agit pour elle de protéger les personnes LGBT et d’assurer leur droit à se rassembler, et l’attitude extrémiste envers l’homosexualité, des autorités polonaises de l’éducation.

On se souvient du tolé provoqué par l’initiative de Miroslaw Sielatycki, directeur du centre de formation permanent sur l’enseignement (CODN), un établissement du ministère polonais de l’éducation, en Juin 2006. Celui-ci avait en effet été fustigé pour avoir édité une brochure du Conseil de l’Europe dans laquelle il était conseillé aux professeurs de travailler sur le problème de la discrimination, en collaboration directe avec des organismes LGBT.

Sans parler des tristes et violents iincidents liés à la gay pride de Varsovie, on peut aussi rappeler les menaces de coup de bâton, proférées en mai 2006, par Wojciech Wierzejski, député du Sejm (Assemblée nationale polonaise), à l’encontre de la population LGBT, qu’il qualifiait de « déviants ».et les allégations du vice-ministre de l’éducation Miroslaw Orzechowski en Octobre, qui affirmait que si « deux individus du même sexe veulent avoir un rapport, rien ne peut les en empêcher, mais il n’est pas possible de légaliser cela car que cela ruinerait notre civilisation. »

Kay Ritchie, président du BYC (British Youn Council / Conseil britannique de la jeunesse) a ainsi déclaré qu’il n’était pas concevable d’ignorer les menaces, la discrimination et la conduite illégale du gouvernement polonais. Le rapport annonce clairement la couleur : « Au Conseil britannique de la jeunesse nous rejoignons le forum européen de la jeunesse pour dénoncer les politiques homophobes et leurs discours de haine. Nous invitons le gouvernement britannique à faire de même. » et affirme : « les droits des personnes LGBT sont un élément non-négociable de nos droits de l’homme et les Etats membres de l’union européenne ont la responsabilité de combattre la discrimination à travers les relations qu’ils maintiennent les uns avec les autres ». Il conclut de manière tranchée: « Nous exigeons du gouvernement qu’il prenne ses responsabilités en dénonçant publiquement l’ homophobie véhémente du gouvernement polonais, afin de soutenir le développement et l’exécution d’une politique intégrée, contre l’homophobie dans l’union européenne entière et ses Etats membres ».





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