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Bordeaux : Pas d’expulsion pour le jeune gay algérien

Le tribunal administratif de Bordeaux a finalement décidé d’annuler l’arrêté de reconduite à la frontière concernant le jeune lycéen algérien de 18 ans, que nous appellerons Karim, et qui il y a deux ans avait dû fuir Tizi Ozou et sa famille, à cause de son homosexualité.

Le jeune homme, battu par les siens, avait réussi à atteindre le territoire français en 2004 en prétextant des vacances, mais avait trouvé refuge chez un oncle de nationalité française chez qui il il vit toujours, poursuivant désormais une scolarité normale à Merignac.

On se souvient qu’en point d’orgue de l’audience, l’avocat du jeune homme, Maître Pierre Landète, avait tancé la préfecture de Gironde, l’accusant de « perversité » après qu’elle eût sans aucune vergogne, demandé au lycéen qu’il fournisse des preuves de ses préférences sexuelles. Le petit ami de celui-ci avait dû ainsi venir témoigner de leur relation .

Pour Alain Piriou, porte-parole de l’Inter-LGBT, ce triste épisode démontre « une nouvelle fois la méconnaissance (de l’administration) de la situation tragique de beaucoup de personnes homosexuelles dans le monde : le tribunal administratif de Bordeaux ne s’y est pas trompé, en la condamnant à verser 1000 euro de dédommagements au jeune étudiant »

Rappelons que les chances de survie de Karim, s’il était resté dans son pays, étaient quasiment nulles, surtout lorsqu’on connaît la forte influence islamiste d’une ville comme Tizi Ozou.

L’ Inter-LGBT demande au ministre de l’Intérieur de prendre acte de l’annulation de l’arrêté d’expulsion, en indiquant à la préfecture de Gironde de ne pas faire appel de cette décision et d’octroyer à Karim un titre de séjour « Vie privée et familiale ».





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