Genève – Don de la Fondation Gates de 500 millions de dollars au Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme : La première fortune mondiale, le fondateur de Microsoft, se retire au fur et à mesure des affaires pour s’occuper de la fondation qui porte son nom et celui de son épouse, Melinda. A quelques jours de l’ouverture de la conférence mondiale contre le Sida de Toronto, la Fondation Gates vient d’annoncer qu’elle allait donner 100 millions de dollars par an de 2006 à 2010 au fonds mondial contre les pandémies basé à Genève, portant la somme totale donnée à terme à cette structure par la fondation à 650 millions USD. Pour Bill Gates, le Fonds mondial «est l’une des initiative de santé les plus importante au monde aujourd’hui» soulignant son «excellente expérience professionnelle» et s’engageant à faire tout ce qui est possible pour «soutenir son succès continu, qui sauvera des millions des vies». Cette analyse est partagée par le directeur général du Fonds, Richard Feachem pour qui cette «contribution de taille contribuera à sauver des millions de vies menacées par le sida, la tuberculose ou le paludisme». En juin dernier, l’américain Warren Buffett, deuxième fortune du monde, a rejoint son ami en annonçant vouloir donner 37 milliards de dollars à la Fondation Gates et autres associations dirigées par des membres de sa propre famille. Le mois dernier, la Fondation Bill & Melinda Gates avait déjà annoncé par un communiqué qu’elle allait faire don de 287 millions de dollars (230 millions d’euros) sur cinq ans à 16 projets de recherche en privilégiant les approches innovantes pour concevoir un vaccin efficace contre le VIH. A Toronto, 20000 experts du monde entier se retrouveront à partir de dimanche pour la 16ème conférence internationale sur le sida, Bill Gates devrait intervenir pendant cette semaine. Le communiqué complet de la Fondation Bill & Melinda Gates (Anglais) : Ici.
Toronto – Act Up Paris participera à la conférence mondiale contre le Sida : L’association activiste de lutte contre le Sida sera présente au Canada pour participer et suivre les travaux de la 16ème conférence mondiale contre le Sida. Elle réunit des milliers de personnes autour de la lutte contre la pandémie : chercheurs, politiques, médecins, représentantEs de milieux artistiques, culturels, religieux, représentants de l’industrie pharmaceutique… et les malades. L’association rappelle dans un communiqué que «Historiquement, les activistes ont dû se battre pour que soit reconnu aux personnes vivant avec le VIH, pourtant les premières concernées, le droit de participer à ces conférences.». Cette année, dix militantsE d’Act Up-Paris participeront à la conférence de Toronto et deux exposés oraux lors de sessions seront présentés : «Influencer les processus législatifs et leur mise en oeuvre pour renforcer l’éthique dans la recherche» et «Responsabilités de l’Etat, de la communauté et du secteur privé dans l’éthique de la recherche : retour sur les récents essais anti-CCR5». A cette occasion l’association a rédigé un dossier complet reprenant ses analyses et revendications. Sur son site web, www.actupparis.org, Act Up-Paris rendra compte du déroulement de la conférence : chroniques quotidiennes des sessions rédigées par les militants membres de la commission Traitements & Recherche de l’association présents sur place ainsi que des images des actions et interpellations qu’elle mènera à Toronto. Le dossier dédié complet (Format PDF) : Ici
Tripoli – Nouvelle impasse pour les infirmières bulgares : Au rythme d’une audience tous les 15 jours, les infirmière bulgares devront encore patienter pour savoir si elles seront de nouveau condamnées ou acquittées de l’accusation d’empoisonnement au VIH par une cour libyenne. Malgré l’optimisme de leurs conseils, les accusées ont vu avant-hier leur demande de remise en liberté sous caution rejetée au motif qu’il y avait un risque de non représentation, un rapport de police faisant état d’une tentative de fuite du pays du médecin palestinien coaccusé. Les infirmières comme le médecin sont accusés d’avoir sciemment infecté avec le virus du Sida 426 enfants d’un hôpital libyen situé dans la ville de Benghazi alors qu’il a été démontré que la contamination avait été due au mauvais état sanitaire de infrastructures sanitaires du pays du colonel Kadhafi. La contre expertise demandée par les avocats de la défense et qui prouverait que les contaminations sont dues à l’état sanitaire de l’hôpital au moment des faits a été rejetée par la cour. La prochaine audience est fixée au 29 août.


