Lettonie – Le ministre de l’Intérieur blanchit les extrémistes antigays : Alors que le Premier ministre letton, Aigars Kalvitis, avait chargé son ministre de l’Intérieur, Dzintars Jaundzeikars, de mener une enquête pour retrouver les responsables des violences de juillet dernier à l’encontre de militants LGBT et de fournir les raisons de l’absence de forces de l’ordre lors de ces évènements (Voir notre article), ce dernier, qui était hostile à la tenue de la Gay Pride, vient de rendre ses conclusions. Les militants gays avaient d’abord été pris à partie par des opposants d’extrême droite qui leur ont jeté des oeufs et des excréments à la sortie d’une messe pro-homo célébrée dans une église anglicane, puis en marge d’une conférence de presse organisée dans un hôtel suite au refus des autorités de Riga, la capitale, de permettre la tenue de la Gay Pride locale qui devait se dérouler ce même jour. L’enquête qui ne devait pas poser de problème, le chef de l’organisation d’extrême droite ANSS ayant été présent lors des évènements avec l’appui de ses militants, blanchit pourtant le groupuscule comme Nouvelle Génération, un groupuscule extrémiste religieux. Pour les autorités, il n’y avait aucun lien entre ces violences et ces organisations, alors que leaders et militants étaient présents et agissaient lors de ces troubles. En décembre dernier, la Présidente lettonne entérinait l’amendement constitutionnel interdisant les mariages homosexuels et en juin dernier, Amnesty International avait accusé la Lettonie de violation des règles communautaires garantissant les droits des minorités sexuelles et appelait le gouvernement letton à transposer sans tarder les directives européennes prohibant les discriminations liées à l’orientation sexuelle. En débat, le projet de loi a été vidé de sa substance tenant à la protection des minorités sexuelles par les parlementaires, obligeant la Présidente à poser son veto et renvoyer devant la chambre le texte initial garantissant une protection aux LGBT.
Montréal – Les sportifs français déçus des Out Games : A en juger par la réaction du président de la Fédération française Sportive Gaie et Lesbienne (FSGL), Bruno Ferré, les Out Games se sont achevés avec plusieurs polémiques : une cérémonie de clôture clairsemée et boudée par le public, un nombre de participants (pays et athlètes) qui aurait été artificiellement gonflé, des problèmes d’organisation et un évènement survendu par les organisateurs. «Ces 1ers jeux Out Games, qui ont été vendus d’une façon remarquable par Glisa et Montréal 2006, auront quand même un goût bien amer pour les participants car le nombre des sportifs n’a jamais été celui annoncé, la communication faite par Montréal 2006 a toujours été trompeuse et ce depuis le début (.) De plus, certaines épreuves sportives se sont mal déroulées, avec des enchaînements de matchs non stop, des erreurs d’organisation, des règles non respectées (.)». Pour Bruno Ferré il s’agit d’une «Grosse désillusion côté sportifs mais aussi côté hôtels, restaurants, parties» avec un «Bilan donc assez mitigé pour cette 1ère organisation». Les prochains rendez vous sportifs auront lieu du 1er au 3 septembre prochain à Montpellier à l’occasion des Franco Games (www.francogames.com), dont CitéGAY est partenaire, et en 2007 à Anvers, du 12 au 15 juillet, à l’occasion des Euro Games (www.eurogames.org), 2009 à Copenhague donc et en juillet 2010 à Cologne pour les prochains Gay Games. Plus d’infos sur le site des Out Games : Ici
Californie – Une équipe gay de natation synchronisée interdite de tournoi : Alors que l’Université de Stanford organise cette semaine un grand meeting de natation, une équipe gay de natation synchronisée basée à San Francisco, le club Tsunami, a été empêchée de participer au tournoi rapporte le site 365gay.com. Cette décision est conforme à la position du Comité International Olympique qui classifie cette discipline comme un sport féminin uniquement. L’équipe interdite de compétition a pourtant participé avec succès à des compétitions nationales, aux Gay Games et aux championnat international aquatique gay et lesbien. Sont attendus à la prestigieuse université américaine 7000 nageurs de 70 pays. Les grandes compétitions internationales n’admettent toujours pas en leur sein des équipes masculines de natation synchronisée compte tenu de la position du CIO.


