Après avoir été la première sur le territoire national, à reconnaître les formes de cohabitations alternatives au mariage, et à fournir la pilule abortive Ru486 sans expérimentation, la Toscane continue sa politique avant-gardiste et annonce qu’elle va prendre en charge le traitement hormonal des personnes transexuelLEs.
Une fois la décision prise, le responsable de la Santé Enrico Rossi a déclaré que cette initiative contribuerait «combler un vide d’assistance pharmaceutique, qui manquait pour compléter la prise en charge des patientEs, qui ont droit aux soins comme tout autre citoyen, et qu’il ne faut surtout pas confondre avec les travestis ». Les réactions de la part des détracteurs avançant que le risque de déséquilibrer les dépenses pharmaceutiques au détriment d’autres médicaments était bien réel, ne se sont pas faites attendre.
Ainsi « l’Observatore Romano » (quotidien politique religieux) a repris vendredi un article de l’hebdomadaire des diocèses toscans « Toscana Oggi » dans lequel la Toscane est comparée à un athlète de saut en hauteur, qui cherche sans arrêt à dépasser de nouveaux records.
L’article ne remet pas en question le droit à la santé des personnes, mais énumère les problèmes liés à la santé que rencontre déjà la région, comme les listes d’attente, la radiothérapie ou le manque d’organes, faisant remarquer que les soins hormonaux n’étaient peut-être pas la toute première priorité. « l’Observatore Romano » se demande ensuite quelle sera la prochaine étape de cette course aux records.
Selon la Commission thérapeutique régionale, le nombre de personnes confrontées au problème de l’identité de genre, est estimé à une personne sur 50 000. On s’énerve donc beaucoup à propos d’une décision qui ne devrait pas entraîner de grands chamboulements, puisqu’elle ne devrait concerner qu’un maximum de 70 patientEs…


