France – 4000 décès dus aux hépatites estimés : L’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) vient de publier les résultats d’une étude financée par l’ANRS (Agence nationale de recherche pour le sida) concernant des travaux de chercheurs de l’INSERM visant à déterminer le nombre de décès liés aux Hépatites B (transmissions sexuelles principalement) et C (transmissions sanguines principalement). A partir d’un recensement des certificats de décès mentionnant une pathologie liée, puis un sondage, des recherches approfondies et une extrapolation des résultats, les chercheurs estiment que 4000 décès par an sont imputables aux hépatites B et C. En 2002, les estimations étaient de l’ordre de 3300 décès et le chiffre annoncé en augmentation aboutit à estimer à 2646 le nombre de décès imputables à l’hépatite C et à 1.27 le nombre de ceux imputables à l’hépatite B. Les pathologies liées aux hépatites sont particulièrement lourdes : 73% des sujets décédés d’une hépatite C présentaient une cirrhose et 25% un carcinome (cancer) du foie développé sur une cirrhose. 84% des sujets décédés d’une hépatite B étaient atteints d’une cirrhose et 31% d’un carcinome hépatocellulaire sur cirrhose. Le dépistage de ces infections est particulièrement préconisés par les chercheurs, des traitements existent pour le VHC, des bithérapies conduisant à la rémission d’un patient sur deux, et concernant le VHB la vaccination est recommandée alors que les traitements progressent. Plus d’infos sur : www.hepatites-info.com.
France – Nouvelle association : Jeunes SeroPotes : Selon ses initiateurs, l’association JSP est «née avec l’envie de rassembler de jeunes gens LGBT séropositifs, non pas pour conseiller, aider, revendiquer ou répondre à des besoins de santé, mais pour échanger, partager, discuter et s’exprimer librement sans tabou ni préjugé.». Les objectifs de JSP sont annoncés et répondent des besoins réels : améliorer la qualité de vie des personnes, en renforçant l’estime de soi, en sortant de la culpabilité, en valorisant le quotidien et surtout en rompant avec l’isolement, la stigmatisation, la discrimination. Le siège de l’association se situe à Paris et elle compte actuellement plus de 50 membres. Des rencontres tous les 15 jours dans un bar du centre de Paris sont organisées. Lors de ces réunions sont proposées diverses activités conviviales et également des soirées thématiques sur des sujets liés à la séropositivité-VIH (réunions ouvertes, débats, intervenants extérieurs.). «JSP est principalement composée de jeunes gays d’une moyenne d’âge de 30 ans qui souhaitent simplement se rencontrer sans préjugé ni discrimination lié à leur statut sérologique. Ces simples aspects d’échanges conviviaux, de solidarité, voire de complicité entre les membres, viennent compléter les aides sociales, médicales et psychologiques, apportées par les professionnels des autres associations de lutte contre le sida.» conclue l’association dans son communiqué. Plus d’informations sur : www.jspotes.org.
Cameroun – Les neuf gays présumés toujours détenus malgré leur acquittement : Acquittés le 21 avril dernier, neufs gays présumés sont toujours détenus à la prison centrale de Kondengui (Yaoundé). Leur avocate, Maître Alice Nkom, a indiqué qu’ils avaient entamé une grève complète et qu’ils «refuseraient désormais de signer quoi que ce soit et de se rendre au tribunal tant que la décision d’acquittement et de libération du juge ne sera pas appliquée». Maître Alice Nkom, avocate au barreau du Cameroun, avaient été retenues quelques heures le mois dernier par les autorités pénitentiaires et les gendarmes camerounais alors qu’elle rendait visite à ses clients. L’administration pénitentiaire reprochait à Alice Nkom la prise de photographie pendant sa visite. Joint par CitéGAY, Louis-Georges Tin, coordinateur du Comité IDAHO (International Day Against Homophobia) avait confirmé la retenue arbitraire de l’avocate en soulignant sa force de caractère face à «des pressions psychologiques évidentes», cette détention arbitraire dorénavant des 9 camerounais acquittés participe une nouvelles fois à ces intimidations et pressions exercées par les autorités camerounaises à l’attention de la communauté LGBT locale.


