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Cérémonies du souvenir de la déportation, le bilan des associations

Dimanche dernier se déroulait la journée nationale du souvenir de la déportation à laquelle les associations LGBT ont participé avec plus ou moins de réussite en fonction de l’accueil qu’ont pu réserver les associations d’anciens combattants aux représentants LGBT.

Ces derniers tirent un bilan plutôt positif cette année soulignant que la déportation pour homosexualité est désormais un fait acquis. «Ainsi, en avril 2005, lors des cérémonies du 60ème anniversaire de la libération des camps, le Président de la République, Jacques Chirac, déclarait : « En Allemagne, mais aussi sur notre territoire, celles et ceux que leur vie personnelle distinguait, je pense aux homosexuels, étaient poursuivis, arrêtés et déportés. » Cette déclaration est intervenue cinq années après qu’une recherche menée par la Fondation pour la Mémoire de la Déportation ait retrouvé les noms de 210 Alsaciens et Mosellans déportés dans les camps de concentration du Struthof et de Schirmeck (Alsace). Parmi eux, Pierre SEEL, fiché quelques années avant la guerre comme homosexuel par la police française et seul survivant à avoir témoigné. Pierre SEEL est décédé en novembre 2005.» rappellent les associations qui depuis de nombreuses années travaillent en régions pour que soit connue et reconnue la déportation pour motif d’homosexualité.

En 2005, suite à une série de rencontres entre les associations LGBT, le Ministère de la Défense et l’ONAC (Office National des Anciens Combattants) avaient établi des circulaires qui avaient permis d’obtenir des avancées inégalement répercutées en régions.

Cette année, le Mémorial de la Déportation Homosexuelle, l’Inter-LGBT, la Fédération des Centres LGBT et la Coordination Interpride France se sont jointes pour contacter le Cabinet du Ministre Délégué aux Anciens Combattants, et ont pu le rencontrer le 21 avril pour «débloquer en dernière minute des situations en régions, et ainsi la plupart des associations LGBT ont été invitées officiellement, certaines pour la première fois depuis des années (Lille, Metz, Orléans, etc.). Par ailleurs dans de nombreuses villes où cela a été possible (Dijon, Montpellier, etc.), une excellente coopération avec les services de l’ONAC ont permis d’obtenir des cérémonies apaisées.».

Les mêmes associations attendent toujours que la revendication principale des associations LGBT, à savoir la citation lors des cérémonies des motifs de déportation, n’est toujours pas été entendue par les associations d’anciens déportés et les fédérations de déportés qui «préfèrent crier au communautarisme plutôt que de faire amende honorable face à un déni de l’histoire qui n’a que trop duré.».

Vous pourrez retrouver le compte rendu des actions en régions sur le communiqué commun des associations.

EN SAVOIR PLUS

Le communiqué commun des associations : Ici

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