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Une nuit de canicule à chasser le moustique …

Quoi de mieux pour se réchauffer (perso ça caille ici) que de se replonger dans l’ambiance canicule été 2003.

Doc ad Hoc revenait justement d’une station balnéaire non loin de Venise du côté de la mer Adriatique. Une semaine avec deux beaux gosses ! Le teint hâlé, la joie de vivre, bref tout roulait pour le mieux. Après un atterrissage réussi, direction RER, Paris, ses quartiers populaires et colorés comme Doc ad Hoc les préfère.

Mon hôte, après une semaine de spiaggia, de gelati, de pizze, se jette, sur Internet et ses fameux « tchats », tel un junkie en manque. La nuit passe et à 5 heures du mat, mon hôte est toujours en train de tchater. Votre serviteur étonnée lui demande ce qu’il peut bien faire toute la nuit à papoter avec des gens qu’il ne connaît pas et moqueuse « On ne m’y prendra pas ! ». Il me répond « Ok on verra ce soir, je te file un pseudo et on en rediscutera après ».

Le soir munie d’un pseudo évocateur, « femme pour femme » (on est sur un tchat straight), je pars à la découverte des dials. Il est 22h. 5h30 plus tard j’y suis encore. Hummm qui disait qu’on ne l’y prendrait pas ? No comment ! On est prié de ne pas arborer un sourire narquois ! Non mais !
C’est que c’est de la bonne ! On tombe accro direct !

Rendez-vous est pris avec une demoiselle après une heure de dial et trois quarts d’heure de discussion téléphonique. La demoiselle habite en province, je lui propose de venir la voir, elle est OK. Après avoir confirmé le rendez-vous, je me rends à la gare, mon hôte est halluciné :  » Premier dial, et un rancard, tu ne perds pas ton temps ! Mais sois prudente tu ne sais même pas qui est cette nana ». Moi survoltée, je prends mon billet. J’arrive sur le quai, le chef de gare annonce une panne suite à la forte chaleur. On est parti pour 2 heures d’attente. 4 heures après, enfin arrivée à destination (il ne fait pas loin de 38-40 degrés) ! La demoiselle en me voyant me lance « Je t’imaginais avec les cheveux plus longs ! » Moi tout bas « Je t’imaginais avec une autre tête !! » (Règle numéro 1 : avant de se rendre à un rancard demander la photo, ça évite les mauvaises surprises, en même temps parfois ça permet d’en avoir de bonnes (de surprises. Si, si je confirme j’ai pu avoir ce genre de bonnes surprises ! J’en connais une qui sourit.)

Je grimpe à l’arrière de la 750 m3 de la demoiselle et en route vers une destination inconnue. Sur la moto, l’air frais est agréable. On arrive, je descends et je sens comme une piqûre. En entrant dans l’appart, je me rends compte que je me suis brûlée avec le pot d’échappement de la moto. Je demande de la biafine à la demoiselle, elle n’en a pas. Dommage. On fera sans. (ça me vaudra une cicatrice pendant un long moment)

Après nous être désaltérées, elle me propose un tour dans un jardin public non loin de l’appart. On papote de nos expériences précédentes. En remontant dans l’appart elle se tape un coup de flip : « Tu comprends je ne suis pas chez moi, c’est l’appart d’un pote, je ne sais pas si tu peux rester, et puis tu sais j’ai une nana et une maîtresse ». Doc ad Hoc flegmatique prend ses horaires de train et lui répond « J’ai un train à 22h et comme j’ai bien faim, si tu peux me conduire dans un resto pas trop loin de la gare ça m’arrangerait ». Elle « Ah bon ? Tu veux repartir? » Doc ad Hoc « En même temps tu es en train de m’expliquer que je ne peux pas rester et tu vois je ne vais quand même pas encore me prendre une chambre à l’hôtel si je peux remonter sur Paris encore ce soir ».

Du coup, la miss réfléchit et me répond « Enfin je peux te cuisiner une salade composée « . Doc ad hoc « Très bien alors cuisinons ». Elle : « On pourrait se prendre un apéro d’abord ». Elle me parle de sa passion pour les fléchettes, elle fait même des compètes de fléchettes. Vers 21h, vous vous en doutez, cher(e)s internautes, la salade n’est toujours pas prête et la demoiselle ne pense même plus qu’elle est dans l’appart de son pote. Doc ad Hoc enfonçant le clou « Au fait, il est 21h j’ai mon train dans moins d’une heure, je ne voudrais pas le rater… » Elle « En fait, je pense que tu peux rester, je ne suis pas obligée de dire à mon pote que tu es là et puis je passe une bonne soirée avec toi, tu es d’agréable compagnie ».

Vous avez compris, je n’ai jamais pris le train de 22h.

Doc ad Hoc se dit que tout est encore possible, une nuit torride (il fait encore 35°) s’annoncerait-elle ? On mange enfin la salade, la miss reçoit un coup de fil, reste pendue au tel pendant une demi heure, Doc ad Hoc, ne se démonte pas, mate tranquilou un téléfilm sur la guerre d’Algérie (genre documentaire) puis la demoiselle se met à tchater (si, si vous avez bien lu). Du pur délire ! Vers 23h elle me rejoint et me demande si tout va bien. Moi avec un large sourire « Oui super, la série TV est intéressante et ça tombe bien elle est en deux parties et là la seconde partie va commencer, tu peux encore tchater une heure » (En vous l’écrivant je me surprend à sourire voire à rire tellement c’est grotesque comme situation).

Vers minuit elle revient s’asseoir à côté de moi, on se chauffe, elle veut savoir comment je m’y prend, je lui propose de lui montrer dans la chambre.
Ca devient intéressant, me direz-vous.

Elle recommence à se taper un coup de flip « Bon moi je vais me mettre en pyjama » (je vous rappelle qu’on est en pleine canicule ) Moi je lui explique que vu la chaleur y’a pas moyen que je mette quoi que ce soit, à part mon eau de toilette (un peu Marilyn cette Doc ad Hoc.).

La miss entre dans la chambre, elle met le traversin entre nous deux pour « marquer la frontière ». Doc ad hoc se demande si le soleil n’a pas trop tapé sur la tête de cette jeune femme (une trentaine d’année tout de même). Extinction des feux, il est 1h30 du mat. Même pas une minute, franchissement de ladite frontière par la miss. Doc ad Hoc se met en action et scénario classique, au moment crucial elle stoppe net. Du délire, quoi ! Le corps dit oui, la tête dit non. Il paraît que de ne pas nous laisser aller à nos bas instincts nous différencie des animaux. Après la bataille chacune retourne dans son camp. Au bout de quelques minutes nouvelle invasion de la miss sur mon territoire. On remet le couvert. Et rebelote, elle capitule avant la fin. Lasse, Doc ad Hoc décide de dormir il est quand même pas loin de 3 heures du mat. Quand dans le silence de plomb, un zzzzz se manifeste ! La salope ! Et oui dame moustique s’est invitée. Branle-bas de combat ! La miss armée d’un T-shirt part à l’assaut de l’insecte vampirique. Un quart d’heure après, nous sombrons dans un sommeil profond. Au petit matin, votre serviteur tente de se lever. La miss la retient de son bras. « Non reste, STP ». Doc ad hoc dont le flegme a ses limites explique gentiment à la demoiselle qu’un long périple l’attend pour rejoindre ses contrées à l’autre bout de la France.
Il est donc grand temps de lever le camp. Après un petit déj et deux épisodes de queer as folk en vost, direction gare en moto. Arrivées sur le parvis de la gare, le clou de cette aventure : la demoiselle vêtue de cuir (c’est canicule) marchant à mes côtés, écarte ses jambes (vous savez comme les cow-boys) et s’exclame « putain, je mouille!!!) ??? Doc ad Hoc ne répond pas, et essaie de prendre congé de la miss. « Au revoir, merci pour la salade et le petit déj ». La demoiselle (qui mouille) « Je reste avec toi, tu vas prendre ton billet. » Doc ad Hoc n’en pouvant plus « Merci c’est bon ! » Elle insiste, elle attend. Le train arrive, la miss « J’espère qu’on se reverra bientôt » Doc ad Hoc « Ecoute tu habites à l’autre bout de la France, je ne pense pas qu’on se reverra ».

Appel à témoins : si vous aussi vous avez fait ce genre de rencontres, n’hésitez pas à contacter Doc ad Hoc par le biais de citégay. Histoire que je me dise que je ne suis pas la seule à vivre ce genre d’expériences surréalistes.

Au prochain numéro, Doc ad Hoc va tenter de vous trouver un épisode plus sessuel (l’aprem au hammam échangiste. humm quel souvenir lubrique.). Du vrai quoi, parce que là c’est plutôt plan loose.

Votre dévouée,

PS : vous noterez cher(e)s internautes, au passage, que Doc ad Hoc vient d’établir le record de longueur de billet d’humeur. (En ces périodes olympiques, c’est dans l’air du temps).

Les anciens Billets d’Humeur de la Doc’ :
2006, année érotique !
Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver !!!
Doc ad hoc en plein chambardement
Prego, un caffè freddo con panna, per favore !
Fier(e)s de … l’être !!!
Notre Dame. euh nos deux dames
21 avril 2005 : Habent matrimonium in Espana !
Se souvenir pour ne plus avoir à se taire
Quelques flocons de douceur dans un monde de brutes
« Queer », « norme » : qu’est ce que c’est que ça ?





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