L’exécutif hellénique a rejeté mardi toute prétention sur l’ouverture du mariage civil aux couples homosexuels suite à la question adressée au gouvernement par le président du parti de gauche Syn, Alekos Alavanos, qui avait demandé au ministre de la Justice s’il avait « l’intention de reconnaître le concubinage » homosexuel. Pour Alekos Alavanos «ce sujet a pris des dimensions sociales en Grèce», la demande des associations pour la légalisation du concubinage des couples du même sexe et les droits découlant de cette union «est forte».
Le porte-parole du gouvernement, Théodore Roussopoulos, a déclaré à la presse que « Le gouvernement grec n’étudie pas l’éventualité d’autoriser le mariage entre homosexuels », le pays n’ayant par ailleurs aucune législation reconnaissant les unions homosexuelles.
«Alors qu’en Europe presque chaque jour les discriminations contre les homosexuels sont en train d’être supprimées, en Grèce le gouvernement ne fait rien», a déploré la principale organisation de défense des droits de la communauté LGBT en Grèce, l’Eok, dans un communiqué.
En février dernier, le Comité grec des droits de l’homme, un organe officiel de conseil du Premier ministre, avait réclamé « l’identification légale d’un vrai rapport symbiotique entre les homosexuels » et proposé la création d’un contrat d’union civil, base légale reconnaissant les unions homosexuelles à l’instar du Pacs en France. Peine perdue, alors que la visibilité homosexuelle en Grèce est l’une des plus faibles au niveau européen, la répression politique, sociale et religieuse orthodoxe perdure. Athènes n’a connu sa première Gay Pride que cette année dans un pays où les associations de lutte pour l’égalité des droits LGBT ne comptent qu’une poignée de membres.
Les homosexuelLEs pourront continuer à passer leurs vacances dans les Cyclades mais non s’y marier…
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