Le texte, toutefois controversé notamment par le parti chrétien -démocrate flamand qui estime toujours que le meilleur équilibre pour un enfant est conditionné par la présence d’un père et d’une mère, devrait être effectif, si le Sénat l’accepte, en Mars prochain.
Il suit à peu près les mêmes dispositions qu’en Espagne et en Suède, où la possibilité d’adopter des enfants de toutes nationalités existe déjà pour les couples gays.
Dans un communiqué du 2 Décembre, l’inter-LGBT, souligne « le climat dépassionné, au terme d’un processus d’auditions et de consultations » durant lequel « psychologues, médecins spécialisées dans l’assistance médicale à la procréation, professeurs de droits et spécialistes de l’adoption ont éclairé le parlement belge ».
Elle remarque que cette « tranquille diversité des points de vue et ce regard apaisé sur les réalités sociales tranchent avec le dogmatisme et les crispations » qui caractérisent le débat en France.
En janvier prochain la mission parlementaire « Famille et droits des enfants » doit rendre un rapport, mais l’inter-LGBT reste plus que perplexe quant à son aboutissement, et espère tout au mieux une amélioration du PaCS.
L’interassociative LGBT met en évidence le contraste entre ce qui se passe en Belgique actuellement et la politique du gouvernement français qui bloque « toute possibilité de donner une traduction legislative à ces débats ».
La publication des conclusions de la mission « Familles et droits des enfants », arrivant à grands pas, elle demande au gouvernement de considérer enfin la position des pays de plus en plus nombreux sur ce sujet, et de « reconnaître une plus grande sécurité juridique aux familles homoparentales ».


