Ce traitement discriminatoire intervient en Irlande, où Denise, une des premières transsexuelles à y avoir bénéficié d’une opération de conversion sexuée il y a 22 ans, risque l’incarcération pour avoir refusé de payer une amende pour « trouble de l’ordre public ».
N’ayant pu fournir les papiers d’identité relatifs à son nouveau sexe, et continuellement interpellée en tant qu’homme lors de son procès, Denise risque de passer sa détention dans une prison d’hommes, où elle ne pourra peut-être pas suivre son traitement hormonal, risquant même d’être confrontée à la réalité du viol dans les prisons.
Déterminée à ne pas payer l’amende, elle maintiendra cette position le 7 Novembre, date à laquelle elle doit à nouveau comparaître devant la cour.
« Je me bats aussi pour mon compagnon, qui préfère maintenir son intimité » a-t-elle déclaré à The Observer. « Nous voulons nous marier l’an prochain et je défends cette cause en partie aussi pour lui. La loi me voit toujours comme un homme et je refuse que mon ami soit stigmatisé en tant qu’homme qui a épousé un homme. Il m’a rencontré en tant que femme à part entière, pas comme Douglas mais comme Denise»
Elle a ajouté:« Je n’ai pas traversé des années de séances chez le psy, une opération douloureuse, et un profond traumatisme pour laisser la cour nier qui je suis. Je ne me reposerai pas tant qu’ils ne m’identifieront pas en tant que Denise »
Elle a ensuite annoncé qu’elle s’était entretenue avec son avocat-conseil car elle envisage de se présenter devant la cour européenne des droits de l’homme si nécessaire.
La situation est inacceptable et remet en lumière la position inconfortable et précaire des transsexuel(le)s en Irlande, où le nouvelle identité sexuelle après une opération, n’est pas mentionnée sur l’acte de naissance, considéré comme document « historique » immuable.
La France n’est pas en reste lorsqu’il s’agit de discriminer. Malgré que le changement d’identité soit possible, après une opération de conversion sexuée et un passage devant le tribunal de grande instance, le genre social demeure inscrit en marge de l’acte de naissance. Le sexe original de la personne peut ainsi ressurgir en cas de démarches concernant l’adoption, qui de ce fait est toujours refusé de façon arbitraire. Il s’agit ni plus ni moins qu’un cas de violation de la vie privée.
Vous l’aurez compris il est primordial de signer la pétition en ligne afin que Denise Martin puisse être incarcérée dans une prison de femmes, comme elle le demande ardemment car c’est « une question de principe »
Signez la pétition : ICI
EN SAVOIR PLUS
– Le site de l’association SANS CONTREFACON
– Le site de CARITIG
– Le site de ASB
– Le site scientifique et militant de Tom: syndromedebenjamin.free.fr


