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Communqiu commun Collectif, IDAHO, RAVAD



Lesbiennes, gais, bi et
trans:


Perscuts dans certains pays;
refouls par les autres?




La
dtresse des personnes qui demandent l’asile politique est souvent mal connue.
Menaces, attaques, perscutes dans le pays d’origine, arrtes, tourmentes,
prcarises dans le pays d’accueil, entraves par des lois qui
leur interdisent l’accs un contrat de travail, elles se retrouvent souvent
sans argent, sans logement, sans aide sociale ou mdicale, vivant dans des
conditions de vie indignes qui les poussent au
dsespoir.




Parmi toutes ces personnes, celles qui fuient leur pays en raison de leur
orientation sexuelle ou de leur identit de genre se trouvent souvent dans une
situation encore plus difficile. Elles ignorent parfois que dans certains pays,
l’asile politique est accessible aux personnes lesbiennes, gaies, bi ou trans
(LGBT); sans cette motivation leurs demandes sont juges sans motifs rels
et elles se voient ds lors rapidement refoules. Lorsqu’elles le savent,
tortures par la peur ou par la honte, elles hsitent souvent expliquer leur
situation relle aux fonctionnaires des services d’immigration. Quand elles
arrivent surmonter leurs propres rticences, elles doivent surmonter celles du
personnel administratif, dont l’ignorance ou les prjugs font parfois obstacle
la demande d’asile.




On accable ces personnes sous la charge de la preuve. On leur demande de
dmontrer ce qu’elles sont. On leur reproche de ne pas tre assez
visiblement homosexuelles pour tre crdibles, tandis qu’on leur
reprochait dans leur pays d’origine de l’tre beaucoup trop. On leur oppose
aisment le mariage qu’elles ont parfois contract, alors qu’elles y taient
contraintes par la famille, par le village ou par la socit. On affirme enfin
que les lois qui condamnent les personnes LGBT dans leur pays d’origine ne sont
pas un argument suffisant, mme lorsque ces lois prvoient la peine de
mort.




Dbouts de leur demande, menacs d’expulsion, sachant le sort qui les
attend, certains demandeurs d’asile ne voient plus de solution. En septembre
2003, voyant sa demande rejete, Israfil Shiri s’aspergea d’essence et s’immola
dans les bureaux d’un foyer pour rfugis Manchester. En 2004, une
transsexuelle qui avait t fouette en Iran cause de sa sexualit, et dont la
demande d’asile avait t rejete par la Sude, se suicida Sarlsund, prs de
Stockholm. En 2005, un homme dtenu l’aroport de Schipol (Amsterdam) tait
sur le point d’tre renvoy dans son pays. Quelques annes plus tt, il avait
t arrt en Iran; il avait russi s’chapper, mais son partenaire
avait t pendu. Les rcentes mises mort en Iran ont finalement convaincu les
autorits nerlandaises qu’il fallait suspendre l’arrt
d’expulsion.




Si cet homme a pu tre (provisoirement) sauv, de nouvelles menaces
psent sur les demandeurs d’asile dans le monde. Le gouvernement franais vient
de publier une liste de pays srs, qui veillent au respect
des principes de la libert, de la dmocratie et de l’Etat de droit ainsi que
des Droits de l’Homme et des liberts fondamentales. Les ressortissants
de ces pays risquent fort d’tre a
priori
carts de toute demande d’asile sans que leur dossier soit seulement
examin; or neuf de ces pays (Bnin, Bosnie-Herzgovine, Cap Vert, Ghana,
Inde, Mali, Maurice, Mongolie, Sngal) condamnent les relations
homosexuelles! Par ailleurs, ce concept de pays sr semble
de plus en plus rpandu, comme le rvle la directive du 30 mars 2004, publie
par les ministres de l’intrieur de l’Union europenne, qui se prpare elle
aussi publier sa propre liste.




Ces volutions politiques sont tout fait proccupantes. Dans ces
conditions, nous appuyant notamment sur la Convention de Genve de 1951 relative
au droit d’asile et sur la recommandation 1470 du Conseil de l’Europe, adopte
le 30 juin 2000 (24e sance), nous demandons que les perscutions qui
visent les personnes LGBT dans certains Etats soient reconnues comme un motif
valable pour obtenir le droit d’asile; les permis de sjour pour raison
humanitaire qui sont parfois accords titre provisoire ne sauraient constituer
une solution satisfaisante. Nous demandons que les organismes chargs d’accorder
ou non le droit d’asile travaillent en collaboration avec les associations et
les ONG qui se chargent de ces questions, qu’ils soient mieux informs de la
situation politique et sociale des pays d’origine des demandeurs, que les agents
chargs de l’accueil dans les services d’immigration soient forms l’accueil
des minorits sexuelles, que ces migrants puissent bnficier des mmes droits
sociaux et familiaux que les autres demandeurs. Toutes les personnes menaces
dans leur pays d’origine devraient avoir le droit l’accueil et l’galit de
traitement quelque soit leur origine, leur orientation sexuelle, leur expression
d’identit de genre ou leur sexe. Expulser
ces personnes et les renvoyer dans leur pays quivaut cautionner les
politiques qui chaque jours bafouent les droits fondamentaux. Expulser ces
personnes, c’est tre complice de leurs bourreaux!



Communiqu de presse




Collectif
Comit IDAHO

RAVAD


pour le droit d’asile
comit
d’organisation
Rseau d’


pour les personnes LGBT
de la Journe
mondiale
Aide aux


de lutte contre
Victimes d’


l’homophobie
Agressions et de


Discriminations
homophobes




La lutte contre l’homophobie mobilise trois
organisations qui, oeuvrant de manire complmentaire, ont dcid de s’associer
pour cette confrence.



Le RAVAD intervient principalement au niveau national. Il
a pour but de venir en aide aux victimes d’agressions et de discriminations
homophobes en leur proposant un rseau national de professionnels, d’avocats et
de mdecins expriments, capables de les orienter dans leurs dmarches sur le
terrain, avec le concours des associations lesbiennes, gaies, bi et trans
(LGBT). Cr en mai dernier, le Rseau lancera son nouveau site internet et
prsentera ses projets pour l’anne l’occasion de cette confrence de
presse.



Le Collectif a une vise transnationale. Il milite
pour que les dmocraties dignes de ce nom accordent le droit d’asile aux
personnes LGBT qui sont perscutes dans leur pays d’origine. Les expulser,
c’est bien souvent les condamner mort. Dans 80 Etats au moins, l’homosexualit
est pnalise, et dans une dizaine de nations, la peine capitale peut tre
applique. Il s’agit donc d’alerter les autorits publiques pour que la
Convention de Genve de 1951 relative au droit d’asile soit applique sans
discrimination.



Le Comit IDAHO (International Day Against
Homophobia) travaille au niveau international, comme l’indique son nom. Il
cherche favoriser les actions et les synergies autour du 17 mai, Journe
mondiale de lutte contre l’homophobie. En l’occurrence, pour cette confrence de
presse, il s’agira de prsenter la confrence mondiale IDAHO qui s’organise
cette anne en Russie, ainsi que la gay Pride de Moscou, premire historique
laquelle participeront, entre autres, des reprsentants des deux autres
organisations mentionnes ci-dessus.



La convergence de ces actions permettra de mettre
davantage en lumire la lutte contre l’homophobie, cette confrence de presse
constituant l’un des moments forts de cette semaine d’actions politiques, qu’il
s’agisse du colloque international de l’APGL (Associations des Parents et futurs
parents Gais et Lesbiens), du salon Rainbow Attitude ou de la confrence
europenne de l’ILGA (International Lesbian and Gay Association).





Pour le Collectif

Pour le Comit
Pour le
Ravad


Marie-Paul Lolo

Louis-Georges Tin
Jean-Bernard
Geoffroy



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