Il n’y a pas d’amour heureux, il n’y a pas de bisexuels. Il y a de la musique et de la drogue, du sexe et de la violence. Anne Scott dans son second roman nous parle dans un style brut de décoffrage de son désir, de ses ex (hommes ou femmes), de sa musique (blackboulée entre du rock punk et de la techno hardcore). Bref Anne Scott ne choisit pas ou si peu. Elle nous entraîne dans un univers glauque de rave, de dope et de bonheur artificiel. Rien n’est à sauver, tout se perd et tout se confond dans ce monde de noctambules. Superstars c’est comme si j’écrivais un roman pour mes potes. Je leur parlerai de notre vie, de nos délires. Bref ça n’intéresserait pas grand monde. Oh forcément ici l’éventail des gens concernés est plus large. Des initiés à la MDMA, des Deejettes tatouées et overdosées, des adeptes du SM lesbien. Bref on ratisse, on ratisse sauf qu’on parle, au final, toujours des mêmes. Mais Superstars est un roman surprenant parce qu’on y prend goût et parce que même si cet univers décrit ne donne pas envie, et bien on pousse la lecture jusqu’à la dernière page. Certains voudront savoir si elle finira lesbienne, d’autres tenteront d’imaginer si oui ou non elle finira par le sortir son disque sous contrat. Un roman surprenant qui jongle avec les nouveaux codes de la littérature.
Superstars d’Anne Scott aux éditions Flammarion
in Littérature
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