in

Une golfeuse transgenre en guerre contre sa fédération

Le golf est redevenu une discipline olympique et fera son retour lors des jeux de Rio en 2016. Mais c’est une autre actualité sur ce sport considéré en France comme élitiste, à l’opposé des anglo-saxons où la discipline est beaucoup plus populaire, qui nous occupe aujourd’hui. Ainsi, Lana Lawless, une golfeuse transgenre américaine poursuit sa fédération qui l’empêche de concourir aux prochains championnats du monde au seul motif qu’elle soit née homme.

LANA LAWLESS, ANCIEN POLICIER ANTI-GANG, DEVENUE CHAMPIONNE DU MONDE DE LONG-DRIVE EN 2008

Le long-drive est une discipline particulière du golf qui consiste à envoyer le plus loin possible sa balle. Sacrée reine de la discipline en 2008, Lana Lawless s’est vue privée de compétition suite à la modification du règlement par la Ligue américaine de golf féminin (LPGA) organisatrice du principal circuit pour golfeuses. La LGPA a modifié son règlement en stipulant règlement que, pour concourir, une femme doit être née femme, excluant ainsi Lana Lawless de toute compétition, y compris les championnats du monde.

La golfeuse exerçait avant son opération en 2005 de réassignation du genre la profession de policier dans une unité anti-gangs à Rialto (Californie). Opérée, elle participait sans difficulté au championnat féminin de long-drive mais sa victoire en 2008 avait suscité les commentaires.

UN AVANTAGE PHYSIQUE ET SPORTIF ?

Âgée aujourd’hui de 57 ans, la golfeuse se défendait sur la chaîne Fox d’un avantage physique lié à sa masculinité génétique : «J’ai perdu de la masse musculaire. Le traitement que j’ai suivi bloque la production de testostérone. Les muscles sont rapidement atrophiés. En sept mois, je suis passé d’un poids de 110 kilos à moins de 90 kilos».

Alors que les fédérations sportives n’appliquent pas toutes les mêmes règles sur le sujet, dès 2004, le Comité international olympique a autorisé l’accès à ses compétitions aux sportifs transgenres. Toutefois, la question du sexe génétique est récemment revenue avec les interrogations entourant le cas de l’athlète et championne du monde du 800 mètres, Caster Semenya, humiliée et obligée de se soumettre à des analyses. On se souvient également du cas de la skieuse Marielle Goitschel qui a été reconnue médaillée d’or en descente en 1988, 22 ans après la date de l’épreuve à Portillo (Chili), la masculinité d’Erika Schinegger qui remporta initialement la descente ayant été établie.

La plainte de Lana Lawless a été déposée à San Francisco. Elle s’estime victime de discrimination et réclame que l’Etat de Californie interdise les tournois LGPA sur son territoire.





Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cinéma : Jean-Michel Basquiat, The Radiant Child

Les Stars du classique