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Béziers : une femme lesbienne victime d’un viol en réunion

Une femme homosexuelle, âgée de 32 ans, a été victime d’un viol survenu dans la nuit du mercredi 3 mars dernier dans la ville de Béziers (34) nous apprend le Collectif Contre l’Homophobie (CCH) basé à Montpellier.

L’ANNONCE DE L’HOMOSEXUALITE DE LA VICTIME, ELEMENT DECLENCHEUR
«La victime a rencontré ses deux agresseurs âges de 25 et 35 ans lors d’une soirée organisée par et chez un ami commun le soir des faits» explique Hussein Bourgi, président de l’association, qui précise dans son communiqué que «Les deux mis en cause ont proposé a la victime de la raccompagner chez elle et il semblerait que ce soit l’annonce de son homosexualité par cette femme qui ait provoqué le viol particulièrement violent et scabreux: viol avec une bouteille, puis viol à plusieurs reprises par les deux individus».

Après avoir sauté sur le balcon de son voisin, un étage plus bas, la victime a été prise en charge par les services de secours et la police est intervenue, interpellant les deux hommes. «Si l’un des mis en cause niait les faits au moment de l’interrogatoire, son complice présumé l’accusait formellement» précise le CCH. Les deux hommes ont été placés en détention.

Le Collectif Contre l’Homophobie (C.C.H.) est en contact avec le Parquet du Tribunal de Grande Instance de Béziers et assure la victime de son soutien et de sa solidarité.

VIOL «CORRECTIF» ET «PUNITIF»
Ce crime est survenu à quelques jours de la Journée Internationale des Femmes qui a lieu aujourd’hui, lundi 8 mars, et il rappelle tragiquement les nombreuses violences sexuelles que subissent les femmes en général et les lesbiennes en particulier.

Sur le sujet, SOS Homophobie avait en 2008 publié une première enquête nationale sur la lesbophobie.

A cette occasion, SOS Homophobie soulignait que «Les lesbiennes, dans une société encore très largement dominée par les hommes, sont en effet doublement discriminées, en tant que femmes et en tant qu’homosexuelles. Or le tabou qui entoure l’homosexualité féminine, entoure également la lesbophobie elle-même».

Malheureusement, ce type de viols et agressions sexuelles commis contre des femmes homosexuelles constituent l’expression d’une forme particulièrement extrême de lesbophobie. Le viol est alors perpétré, non pas tant pour sa dimension sexuelle visant à satisfaire le(s) agresseur(s), mais du fait de la dimension homophobe. Par ces violences, ces hommes agresseurs cherchent à signifier à ces femmes que leur homosexualité constitue une transgression et une atteinte à leur virilité et masculinité même. Le viol est qualifié alors de «correctif», à dessein de soi-disant «soigner» ces femmes de leur homosexualité. Il est aussi qualifié de «punitif» car il vise à punir ces femmes victimes pour leur non disponibilité sexuelle auprès des hommes.

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