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Lille : le relooking queer de Jeanne d’Arc revendiqué

«Je ne suis pas la pucelle fasciste pour qui on m’fait passer» pouvait-on lire sur une pancarte accrochée à la statue de Jeanne d’Arc à Lille le 22 février dernier. Si l’effigie locale de la pucelle avait connu un relooking très queer et pinky.

«une lecture queer de la figure de Jeanne d’Arc»
Aussi, rien de surprenant à ce que cette action ait été revendiquée par un collectif activiste artistique et politique qui entendait dénoncer le débat sur l’identité nationale et se réapproprier l’image de la libératrice d’Orléans dont l’image avait pu être récupérée dans le passé, notamment par le Front National.

En diffusant une vidéo sur son site et revendiquant cette action, le collectif Urban Porn entendait agir, artistiquement, sur le terrain politique et sociologique : «Loin d’être une insulte, une profanation ou une dégradation, notre action politique et ludique s’est attachée à déplacer l’approche conservatrice, racialisée et patriotique des débats sur l’identité « nationale ». Intervenir sur des représentations symboliques permet de visibiliser et d’affirmer nos identités dans un paysage culturel et politique teinté de transphobie, d’homophobie et de sexisme» peut-on lire sur le site du collectif.

«Butch? Asexuelle? Pédé.e? Trans’? Gouine? Qui sait?!!» s’interroge le collectif au sujet de Jeanne d’Arc. Les membres d’Urban Porn entendaient ainsi illustrer leurs considérations que «les identités de sexe, de genre, de classe et de race n’existent pas par nature ou par essence mais qu’elles sont construites culturellement, politiquement et socialement».

Avant de «(remercier) Jeanne d’Arc d’avoir permis de proposer cette action sur la place publique» le collectif a affirmé, comme d’autres groupes activistes, que «Nos sexualités sont politiques, nos corps sont politiques, nos actions sont politiques», aussi «Arrêtons de dire que ce que nous faisons de nos culs n’appartient qu’à la sphère privée».

Une action qui a divisé le tissu associatif LGBT local
Si l’action aura été évoqué par la presse, notamment La Voix du Nord, elle aura en tout cas montrer des divergences d’opinion au sein des associations locales sur son opportunité.

Ainsi, L’Egide, qui regroupe 24 associations LGBT du Nord, avançait «condamner fermement» le happening, allant jusqu’à soupçonner une manoeuvre «de l’extrême-droite en vue de les discréditer».

Mais les Flamands Roses à qui, sur le fond et sur la forme, auraient pu être attribué cette action, l’avait qualifié a contrario d’

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